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Cannabis: Québec refuse de bonifier le cours de conduite

Le ministre des Transports, André Fortin
Photo Simon Clark Le ministre des Transports, André Fortin

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Le ministre André Fortin a opposé une fin de non-recevoir mardi à l’idée d’ajouter quatre heures au cours de conduite afin d’éduquer les jeunes conducteurs sur les effets du cannabis. 

Le titulaire des Transports fait valoir que la question peut être abordée à l’intérieur du programme actuel. «Le module 10 porte uniquement sur l’alcool et les drogues, souligne André Fortin. Donc, peut-être qu’il y a lieu de modifier un module qui est déjà en place.»

Mardi matin, un regroupement d’écoles de conduite, ConduiPro, a réclamé l’ajout d’un module d’un minimum de quatre heures à la formation obligatoire afin de sensibiliser les jeunes aux dangers du cannabis au volant.

Pour le moment, le cours serait principalement théorique, mais il pourrait éventuellement inclure le réalité virtuelle afin de simuler les effets de la conduite sous influence, a dit le directeur général du Regroupement Coopératif ConduiPro, Réjean Blais lors d’une conférence de presse.

Le fédéral, qui a décrété la légalisation du cannabis, pourrait «s’impliquer financièrement» pour financer ce nouveau module, estime Réjean Blais. 

Drogues et alcool

Si le ministre Fortin se dit ouvert à discuter avec les représentants des écoles de conduite, il ferme clairement la porte à une augmentation du nombre d’heures d’enseignement. «On va avoir une discussion avec les écoles de conduite pour, un, bien comprendre leurs demandes, mais [aussi] voir si on peut faire des modifications à l’intérieur d’un module qui existe déjà», dit-il.

L’actuel module 10 du cours de conduite, sur l’alcool et les drogues, est d’une durée d’environ deux heures. «La majorité de ce contenu est pour l’alcool, mais l’aspect drogues et médicaments ne sont pas assez développés à mon avis, souligne Réjean Blais.

Sondage

Pour appuyer sa demande, ConduiPro a présenté les résultats d’un sondage Ipsos qui souligne que 71% des Canadiens croient que la légalisation fera augmenter le nombre d’accidents impliquant les 18-24 ans.

De plus, 90% des répondants sont favorables à la mise en place d’une formation, selon le sondage.

Le coup de sonde a été réalisé du 5 au 8 mars dernier auprès de 1001 répondants dans l’ensemble du pays (230 au Québec). Les données ont ensuite été pondérées afin d’être représentatives.