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Transport collectif: les petites villes veulent leur part

Elles réclament des investissements en transport

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Les maires des villes de région voient les milliards pleuvoir sur Québec et Montréal pour le transport collectif. « On n’est pas jaloux, mais on a des besoins aussi », disent-ils, réclamant leur part du gâteau.

« On veut rappeler au ministre que la réalité régionale, c’est pas ça, pour nous. C’est la voirie locale, du soutien au transport adapté et au transport interurbain. [...] C’est pas aussi glamour que le REM ou le tramway, mais c’est aussi essentiel pour nos régions », soutient Jean-Maurice Matte, maire de Senneterre, en Abitibi.

M. Matte est président du Caucus des municipalités de centralité de l’Union des municipalités du Québec. Ce Caucus, qui regroupe les villes centres des régions rurales, comme Beauceville, Beaupré, Pont-Rouge et Saint-Raymond, se réunissait jeudi, à Québec. L’Ancienne-Lorette fait aussi partie de ce groupe. Ils ont rencontré à cette occasion le ministre des Transports, André Fortin.

Pendant que Montréal et Québec reçoivent des milliards $ pour financer leurs projets de transport structurant, les villes ont beaucoup de difficulté à autofinancer leur transport collectif et doivent composer avec des difficultés à assurer les liens interurbains, notent les maires.

Les municipalités et les MRC doivent octroyer des dizaines de milliers de dollars chaque année aux transporteurs pour les aider à assurer la desserte de leur territoire. Les villes veulent que le gouvernement s’implique davantage. « C’est pas la responsabilité des municipalités de soutenir financièrement un transporteur privé », soutient le maire de Beauceville, Luc Provençal.

« Tout ce que je veux, c’est une équité et une redistribution qui est logique, poursuit-il. Oui, il y a une concentration de population à Québec et Montréal, mais il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de gens qui habitent les régions. »

Pertes d’emplois

Le Caucus va aussi insister auprès du gouvernement sur les effets néfastes des coupures dans les services publics de leurs villes. « Plus de 800 emplois ont été perdus dans les services comme la santé et l’éducation. Ça représente autour de 80 millions $ de pertes de salaires. » Et la perte se fait au profit des grands centres, déplore la mairesse de Chibougamau, Manon Cyr.