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Trop de secrets pour le travail des élus

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OTTAWA | Le dossier publié par Le Journal depuis samedi a beaucoup fait réagir les partis d’opposition à Ottawa. Des élus ont aussi partagé les situations où ils ont eux-mêmes eu du mal à faire leur travail parce que la machine gouvernementale retenait l’information qui, pourtant, appartient au public.

Une étude secrète sur la taxe du carbone

« On a voulu savoir si des études ont été faites par le gouvernement sur les impacts économiques d’une taxe sur le carbone. Ç’a pris un bon moment avant d’avoir finalement l’étude. D’abord, on a nié qu’une étude existait, puis on nous a confirmé qu’il y en avait une. Après tout ça, on nous a donné l’étude, mais les pages avaient été caviardées à 90 % à peu près. On ne parle pas de sécurité nationale, mais bien de chiffres. Le débat ne peut pas avoir lieu comme on l’avait souhaité, parce que le gouvernement cache de l’information qui est totalement d’intérêt public. »

– Gérard Deltell, député du Parti conservateur du Canada

Les factures du voyage en Inde cachées

« Nous avons demandé le coût total du voyage du premier ministre [Justin Trudeau] en Inde. Quarante-cinq jours plus tard, la réponse que nous avons reçue se résume par : “Nous n’avons pas eu le temps de compter les factures”. Ça, pour moi, ce n’est pas acceptable. Nous, on veut juste savoir comment ce voyage, très boiteux, a coûté aux contribuables. Pour moi, on m’empêche de faire mon travail de député de l’opposition, qui est de critiquer le gouvernement quand il mérite de l’être. »

– Rhéal Éloi Fortin, député du groupe parlementaire québécois

Silence sur les rencontres du ministre

« J’ai participé à un reportage de Radio-Canada qui a exposé des vulnérabilités des entreprises de téléphonie cellulaire. Le ministre [de la Sécurité publique] a refusé de commenter, disant que ce n’était pas son dossier. Les journalistes ont ensuite révélé, grâce à une demande d’accès à l’information et au registre des lobbyistes, que son bureau avait eu des rencontres avec des gens de l’industrie à ce sujet. Ce que je trouve problématique, c’est le fait de garder ces rencontres secrètes. Être transparent dans ce dossier aurait aidé mon travail, parce que je pourrais faire des critiques plus éclairées. »

– Matthew Dubé, député du Nouveau Parti démocratique