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Contrats des frégates, source de discorde entre Québec et Ottawa?

Bateau frégate
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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Le ministre responsable de la stratégie maritime, Jean D’Amour, condamne le silence d'Ottawa dans les dossiers de la construction des frégates et des brise-glaces canadiens.

Le ministre rappelle que le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, est venu à Québec pour prendre l'engagement en janvier d'aider le chantier de la Davie, à Lévis.

Dans une lettre envoyée le 20 mars, dont TVA Nouvelles a obtenu copie, le ministre D'Amour et son collègue aux Affaires intergouvernementales, Jean-Marc Fournier, réclament leur part des contrats de 4,3 milliards $ qui seront accordés pour la modernisation des frégates de classe Halifax.

Les ministres du gouvernement Couillard s'inquiètent de l'introduction d'une clause de proximité qui avantagerait les chantiers Irving au Nouveau-Brunswick et Seaspan en Colombie-Britannique.

Le ministre D’Amour attend toujours une confirmation de la ministre fédérale des Services publics et de l’Approvisionnement, Carla Qualtrough.

«Je suis déçu! On attend après cette réponse qui ne vient pas. Il y a des chantiers maritimes au Canada, Seaspan en Colombie-Britannique ou Irving au Nouveau-Brunswick, qui ont leur part, ça déborde», s’est exclamé le ministre D’Amour, en entrevue à TVA Nouvelles.

«Le Québec ne demande pas la charité, le Québec veut seulement avoir sa part de contrats», a déclaré le ministre responsable de la Stratégie maritime, qui considère qu'il s'agit d'une question de «respect».

«Moi, j'ai besoin d'un écrit, j'ai besoin d'un engagement ferme, un engagement d'un gouvernement d'un pays qui va dire au Québec "non seulement vous avez votre part, mais on prend cela au sérieux"», a expliqué Jean D’Amour.

Silence inacceptable pour Québec

Les deux ministres du gouvernement Couillard n’arrivent pas à s’expliquer pourquoi les chantiers québécois ne figurent pas dans la liste des priorités du gouvernement canadien. Ils somment Ottawa de dévoiler ses intentions tant pour les contrats des frégates que pour les brise-glaces.

Des sources ont indiqué à TVA Nouvelles que les négociations étaient aussi très difficiles entre le chantier maritime Davie et le fédéral. Davie propose de convertir quatre brise-glaces américain et norvégien qui permettraient de rajeunir la flotte canadienne.

Il semble y avoir une ouverture pour la conversion de trois navires, mais Ottawa a exclu la conversion du bâtiment américain qui aurait permis de créer le maximum d'emplois à la Davie.

Ce dossier s'ajoute à d'autres sources de discorde entre le fédéral et Québec, comme la loi sur le cannabis, la reconnaissance des lois provinciales lorsque le fédéral donne son autorisation à des projets et la crise des migrants qui est en voie de se régler, mais qui a donné lieu à une montée de pression du gouvernement Couillard.