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Il invente un robot qui s’amuse avec les chiens

Kolony Robotic espère percer le marché américain

Le robot MIA tire son nom de la chienne du fondateur de Kolony Robotic, Pascal Tremblay. L’entreprise souhaite en vendre 10 000 par année.
Photo Pierre-Alexandre Maltais, collaboration spéciale Le robot MIA tire son nom de la chienne du fondateur de Kolony Robotic, Pascal Tremblay. L’entreprise souhaite en vendre 10 000 par année.

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SAGUENAY | Un robot qui donne de la nourriture et qui amuse les chiens ou les chats pendant l’absence de leur maître devrait bientôt faire son entrée sur le marché grâce à un inventeur du Saguenay.

Pascal Tremblay et son partenaire Mikhael Simard ont mis au point MIA, un robot qui peut être programmé pour se promener dans la résidence et donner un certain nombre de croquettes par heure à l’animal de compagnie. Celui-ci se promènera ainsi dans la maison plutôt que rester inactif toute la journée.

Le maître qui s’ennuie trop de son animal peut également voir des images de celui-ci grâce à une caméra qui vient avec le robot.

À peine plus gros qu’un ballon de soccer, MIA convient autant aux chiens qu’aux chats, selon les concepteurs. Sa forme arrondie empêche les chiens de le mordre.

Problèmes comportementaux

L’entreprise Kolony Robotic, basée à Saguenay, serait une des premières à mettre en marché ce type de robot en Amérique. Il en existe cependant déjà en Asie et en Europe.

« La réalité de tout le monde, c’est qu’on doit sortir de la maison et aller travailler. J’ai réalisé que beaucoup de chiens sont pris à l’intérieur et ont des problèmes comportementaux reliés à l’absence de leur maître. C’est de là que m’est venue l’idée de ce robot », explique le président de Kolony Robotic, Pascal Tremblay.

L’entreprise croit être capable d’en écouler 10 000 par année à un coût de 300 $ chacun. Elle engagera une quinzaine de personnes pour y arriver.

Kolony Robotic lance aujourd’hui une campagne de sociofinancement sur la plateforme Kickstarter avec l’objectif d’amasser au moins 25 000 $ pour démarrer la production de son robot, nommé ainsi en l’honneur de la chienne du fondateur.

Résistant à l’eau

Parmi les innovations du robot québécois, notons que l’appareil est résistant à l’eau, au cas où l’animal tenterait de marquer son territoire sur son nouveau jouet.

C’est toutefois l’écosystème intégré qui distingue le robot québécois de ses concurrents internationaux.

Un accessoire vendu séparément, le Woofbox, détecte les jappements de chiens. Le robot peut ensuite être activé à distance par le maître pour distraire son chien.

Les concepteurs espèrent vendre 400 robots sur Kickstarter pour la phase de prélancement. Ils comptent percer le marché américain et ses 80 millions de chiens, mais aussi l’Australie, le Royaume-Uni ou Israël, où la demande pour ce type de produit serait élevée.