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Surprises chez les Blue Jays

Curtis Granderson, des Blue Jays, connaît un retentissant début de saison.
Photo AFP Curtis Granderson, des Blue Jays, connaît un retentissant début de saison.

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Il n’est jamais bon de porter un jugement rapide. Avant le début de la saison, je n’avais pas tellement confiance au rendement de deux joueurs des Blue Jays : Curtis Granderson et Luke Maile.

Granderson a 37 ans et n’avait frappé que pour une moyenne de ,212 avec les Mets et les Dodgers l’an dernier. Certes, il avait claqué 26 circuits, mais avait été retiré 123 fois au bâton. Cela, en ce qui me concerne, n’était pas un bon signe.

Quant à Maile, il affichait une moyenne de ,204 avec cinq maigres circuits et 33 points produits dans les ligues majeures.

D’aucune façon pouvais-je anticiper que Granderson allait frapper pour une moyenne de ,319 et produire 12 points dans ses 22 premiers matchs. Et Maile, lui, tout ce qu’il a fait, c’est un rendement de ,364 avec neuf points produits à ses neuf premiers matchs. Qui plus est, à chacune de ses neuf premières présences au bâton avec des coéquipiers en position de marquer, il a récolté un coup sûr.

Chose certaine, il faut lever son chapeau au gérant John Gibbons pour la façon dont il utilise ces deux joueurs depuis le début de la saison... et toutes mes excuses pour Granderson et Maile, espérant qu’ils continuent leur bon travail.

Les filiales à la rescousse

Lorsque Mark Shapiro et Ross Atkins ont pris le contrôle des Blue Jays, ils ont affirmé vouloir renflouer leur réseau de filiales. Force est d’admettre qu’ils ont accompli du bon travail.

Bien qu’ils ne peuvent revendiquer d’avoir déniché Vladimir Guerrero Jr, embauché en juillet 2015, Shapiro et Atkins, qui sont arrivés quelques mois plus tard, ont toutefois déniché certains des plus beaux espoirs de l’organisation. Qu’il suffise de mentionner les noms de Bo Bichette, Cavan Biggio, Joe Biagini et Kacy Clemens.

Biagini fait partie de la formation des 40 joueurs et a déjà passé deux saisons avec les Jays tandis que les autres frappent à la porte des majeures.

De plus, l’acquisition de Teoscar Hernandez en retour de Francisco Liriano pourrait s’avérer un coup de génie. Il a fait écarquiller les yeux en septembre dernier avec huit circuits et 20 points produits en 26 matchs.

Et je me demande encore pourquoi il n’a pas amorcé la saison après avoir frappé pour ,358 avec quatre circuits et 15 points produits lors du dernier camp d’entraînement. Sûrement parce qu’il lui restait encore des options. Mais depuis son rappel, il démontre qu’il mérite un poste dans cette équipe.

Enfin, Lourdes Gurriel a été embauché en 2017 alors que les Blue Jays lui ont consenti un contrat de 22 millions pour sept ans. Il n’a que 24 ans et déjà, ses premiers pas dans les majeures sont fort prometteurs.

Déceptions au départ

Par contre, le rendement de Randal Grichuk et de Marcus Stroman constitue une grosse déception depuis le début de la campagne.

À ses 23 premiers matchs, l’ancien des Cards n’a obtenu que cinq coups sûrs, dont deux circuits et il a été retiré 24 fois au bâton.

Quant à Stroman, il affiche un dossier d’aucun gain et trois défaites avec une moyenne de 8,88 en cinq départs.

Il est évident que sa blessure au début du camp d’entraînement a limité ses présences au monticule à sept manches au camp. Il n’aurait probablement pas dû commencer la saison avec les Jays.

Mais il est toujours possible que les Jays inscrivent son nom sur la liste des blessés pour qu’il puisse retrouver sa bonne forme dans les filiales. C’est peut-être ce qui pourrait lui arriver de mieux.

Le départ canon des Red Sox

Avec 17 victoires à leurs 19 premiers matchs avant d’être victimes d’un match sans point ni coup sûr à Oakland, le 21 avril, les Red Sox de Boston ont connu l’un des meilleurs débuts de saison de l’histoire du baseball majeur.

C’était le premier exploit du genre réussi aux dépens des Red Sox en près de 25 ans puisque Chris Bosio avait été le dernier à les humilier de cette façon le 22 avril 1993 alors qu’il était avec les Mariners de Seattle. Bosio avait accordé deux buts sur balles avant de retirer les 27 frappeurs suivants pour une victoire de 7 à 0.


Grimsley : 20 victoires

Le lanceur gaucher Ross Grimsley est le seul de l’histoire des Expos à avoir remporté 20 victoires au cours d’une saison.

Celui qui n’avait pas la réputation d’avoir une balle rapide explosive a signé cet exploit en 1978. Il avait terminé la campagne avec un dossier de 20-12, alors qu’il avait vaincu les Cards de St. Louis au compte de 5 à 4 lors de son dernier départ de la saison, le 1er octobre.

Grimsley a aussi signé deux victoires en série mondiale en 1972, avec les Reds de Cincinnati, mais n’a pas mérité une bague des séries puisque les A’s d’Oakland les avaient battus en sept matchs.

82 à 0 ? Insensé !

La semaine dernière, deux équipes d’écoles secondaires du Massachusetts se sont livré un duel historique. En effet, l’équipe de l’école Old Rochester a pulvérisé celle des représentants de Christo Rey Notre Dame au compte de 82 à 0. Vous avez bien lu.

Et ce, en dépit des efforts du gérant des vainqueurs d’arrêter le massacre, demandant à ses joueurs de ralentir leur ardeur au jeu, de déposer des amortis tout en se traînant les pieds vers le premier but.

Il n’y avait rien à faire. Le lanceur des perdants, qui a été au monticule durant tout le match, a accordé 92 coups sûrs et ses coéquipiers ont commis 22 erreurs. Tandis que son rival a réussi un match sans point ni coup sûr.

Carte millionnaire de Mantle

La carte recrue de Mickey Mantle, émise par Topps en 1952, vient d’être vendue dans un encan pour la modique somme de 2,28 M$. Elle était en très bon état.

Il s’agit de la deuxième plus forte somme payée pour la carte d’un joueur alors qu’en 2016, un collectionneur a versé un montant de 3,12 M$ pour celle de Honus Wagner, édition 1909.

Cette carte de Mantle appartenait à Evan Mathis, un joueur de ligne qui a évolué durant huit saisons dans l’uniforme de six équipes de la NFL. Il avait été un choix de troisième ronde des Panthers de la Caroline en 2005.

Pas encore chez les Padres

Le 21 avril dernier, Sean Manaea a réussi le septième match sans point ni coup sûr de l’histoire des A’s d’Oakland, dans un gain de 3 à 0 contre les Red Sox de Boston.

Par contre, les Padres de San Diego sont la seule équipe des majeures qui ne compte aucun lanceur ayant signé un tel exploit depuis leurs débuts en 1969.

La veille, Tyson Ross, des Padres, avait vu son rêve s’envoler après deux retraits en huitième manche, lorsque le voltigeur Franchy Cordero a mal jugé un ballon et que la balle est tombée au sol pour le premier coup sûr des Diamondbacks.

C’était le 7835e match de l’histoire des Padres...