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Un projet québécois pour Michel Drucker

L’animateur français participera à la nouvelle revue musicale Francostalgie

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Depuis cinq décennies, Michel Drucker est un formidable trait d’union entre les artistes québécois et la France. Ami proche des Céline Dion et Charlebois autant que des Hallyday, Sardou et Aznavour, il était tout naturel pour lui d’accepter la narration de la nouvelle revue musicale Francostalgie.

Le spectacle Francostalgie rassemblera 65 chansons québécoises et françaises qui ont marqué l’histoire de la musique, couvrant la période de 1965 à 1995. Maxime Landry, Vanessa Duchel, Éléonore Lagacé et Michaël seront les interprètes de ce spectacle qui prendra la route cet automne au Québec, et plus tard en Europe.

Michel Drucker a accepté « avec joie » d’en faire la narration, quatre ans après avoir coanimé le rendez-vous estival L’été indien avec Julie Snyder.

Le monstre sacré de la télévision française est une source inépuisable d’anecdotes avec les plus grands de la musique, dont plusieurs n’ont jamais été racontées.

« C’était une évidence que j’accepte, dit-il à l’autre bout du fil, depuis Paris. À chaque fois qu’on m’appelle, pour un projet qui concerne le Québec, je suis toujours excité et intéressé. Cette idée de revue musicale, ça m’a tout de suite parlé. »

Michel Drucker enregistrera en France la narration du spectacle. Il a déjà fait plusieurs séances de travail avec l’auteur des textes de Francostalgie, Pierre Huet (Paul Piché, Beau Dommage, Michel Rivard). Il fera le voyage pour assister à une représentation cet automne.

Naissance d’une génération

Les trois décennies exploitées dans le spectacle ont été riches pour Michel Drucker, a été témoin privilégié de la naissance « de cette nouvelle génération de chanteurs qui vont bousculer les codes », raconte-t-il.

« Cette époque-là, pour moi, c’est la découverte de grands chanteurs et auteurs québécois, comme Félix Leclerc, Vigneault, Jean-Pierre Ferland, Charlebois. Ça correspond à l’époque où je suis allé à la découverte du Québec. »

Au même moment, en Europe, Michel Drucker assistait à la naissance des Claude François, Johnny Hallyday, Michel Sardou, Brassens, Brel, Ferré. « La chanson québécoise et la chanson française se croisent complètement », commente-t-il.

Il sera bien sûr question dans Fancostalgie de Johnny Hallyday, un grand ami dont le départ en décembre dernier l’affecte encore. L’animateur a d’ailleurs éclaté en sanglots à la télé française lorsqu’on lui a demandé de lui rendre hommage.

« À chaque chanson, chaque artiste, il y aura un petit souvenir, une anecdote et ce que ça évoque pour moi. Mais Johnny, c’est particulier, c’est la plus grande star française. J’ai beaucoup de mal à parler de lui au passé. (...) C’est sans doute l’artiste qui a été le plus aimé dans la chanson française, avec Édith Piaf. »

Michel Drucker rend aussi hommage à Johnny Hallyday dans un spectacle solo qu’il traîne sur scène à travers la France depuis deux ans et qu’il souhaite d’ailleurs venir présenter au Québec dès que son horaire le lui permettra.

30 ans, 1500 chansons

Francostalgie est une idée originale du producteur Éric Young, de la boîte Entourage (Mariana Mazza, Messmer).

Il confie avoir eu cette idée il y a trois ans déjà, et s’est plongé dans l’écoute de 1500 chansons pour faire le choix « déchirant » des 65 succès qui feront partie du spectacle. Il s’est arrêté à ces trois décennies, puisque ce sont « des années fastes », un « moment d’effervescence de l’industrie ».

Plusieurs musiciens accompagneront les quatre interprètes, dans une mise en scène multimédia « haute en couleur », souligne-t-il.


Les premières de Francostalgie auront lieu le 13 novembre à l’Olympia de Montréal, et le 19 à la salle Albert-Rousseau de Québec.