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«Il faut leur donner beaucoup d'amour et d'encadrement» - Raymonde McCourt

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SHERBROOKE – La liste d'attente s'allonge pour héberger des personnes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme. C'est pourquoi la direction de la santé en Estrie n'a d'autres choix que de rechercher des familles d'accueil.

Quelque 550 personnes ayant une déficience intellectuelle sont déjà hébergées dans une résidence dans la région. Mais 30 personnes, des adultes, sont toujours en attente de trouver une famille.

«Quand tu aimes vraiment ce que tu fais et que tu les aimes, un moment donné ça devient comme ta deuxième famille», a expliqué Raymonde McCourt, qui héberge six personnes ayant une déficience intellectuelle dans sa résidence de Saint-François-Xavier-de-Brompton.

Une d'entre elles, Sabrina, a un trouble du spectre de l'autisme. La tâche est importante au quotidien, loin des horaires standards de travail. «Ce n'est pas toujours facile, ce sont des personnes qui ont de belles qualités, mais qui ont aussi de grands besoins», a souligné Éveline Tremblay, du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l'Estrie - Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CIUSSS).

Les familles recherchées doivent pouvoir accueillir jusqu'à quatre usagers. En moyenne, 18 000 $ sont versés annuellement pour subvenir aux besoins d'une personne.

«On ne peut pas faire ça pour l'argent. Il faut les aimer. Il faut être capable d'être bien dans le rôle qu'on va avoir», a dit Mme McCourt.

Comme première étape, les personnes intéressées doivent se présenter à la soirée d'information qui se tiendra le mercredi 9 mai, à 19 h, au 1621, rue Prospect, à Sherbrooke.