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Remettre les pendules à l’heure

Alain Tardif
Photo courtoisie Alain Tardif

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À la suite des différentes interventions médiatiques sur le sujet de l’accès à la pêche sur notre territoire, l’Association des pourvoyeurs Nord-du-Québec croit nécessaire de faire les mises au point suivantes :

1. Une pourvoirie n’est pas un club privé, loin de là.

2. Le « déclubage » a rendu accessibles à la population des territoires moins éloignés que le Nord-du-Québec. Les pêcheurs paient pour accéder à des ZECS, par exemple, en fonction des services reçus. Il en est de même pour une pourvoirie dans le Grand Nord.

3. Les pourvoyeurs ne font aucune différence entre les plus et les moins fortunés. Il est évident que, quelle que soit l’activité qui se déroule sur ce territoire, des coûts importants sont impliqués (transport aérien à Kuujjuaq ou Schefferville, équipement, logement, avion de brousse, nourriture, personnel, etc.).

4. Le gouvernement a répondu à une demande de la Société Makivik de faire respecter ses obligations contenues dans l’entente sur la Baie-James de limiter l’accès à son territoire par des avions privés, ce qui entraînait une pêche non contrôlée.

Les Inuits sont inquiets du respect de la ressource.

5. La plupart des pourvoiries, pour mieux assurer une bonne gestion de la ressource, ont adopté une politique de remise à l’eau, respectée par la majorité des pêcheurs en pourvoirie, mais incontrôlée par les pêcheurs hors pourvoirie.

6. Les pourvoiries, contrairement à un nombre de transporteurs « anonymes », paient leurs taxes et impôts et créent de l’emploi dans la communauté.

7. Cette politique peut affecter quelque peu l’Association des pilotes de brousse avec laquelle l’Association des pourvoyeurs entretient de bonnes relations. Nous nous proposons de les rencontrer dans les jours prochains afin de trouver une solution satisfaisante pour tout le monde.

8. Il est absolument démagogique de laisser croire que la politique élaborée par le gouvernement du Québec empêche l’accès au territoire du Nord-du-Québec.

L’accès au territoire est limité par les coûts très importants pour s’y rendre, s’y déplacer et y vivre.

9. Nous regrettons que la couverture médiatique de cette politique ait pris une tournure « sensationnaliste », au lieu de vraiment décrire la réalité de la situation de la pêche dans le Nord-du-Québec.

10. La décision du gouvernement du Québec est soutenue par la communauté inuite, elle assure une gestion contrôlée de la ressource, la sécurité des pêcheurs et le développement économique de la région. Cela empêche également le développement de pourvoiries illégales sur le territoire.

Nous devrions tous nous en féliciter...

Alain Tardif est président de l’Association des pourvoyeurs Nord-du-Québec