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Agression d’un chauffeur du RTC: le syndicat déplore que l'accusé puisse encore prendre le bus

Agression d’un chauffeur du RTC: le syndicat déplore que l'accusé puisse encore prendre le bus
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés

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Le syndicat des chauffeurs du RTC déplore que l’individu accusé d’avoir sauvagement agressé l’un de ses membres n’a aucune interdiction de prendre l’autobus depuis sa remise en liberté lundi.

La victime, un chauffeur d’expérience âgé dans la cinquantaine, a subi des blessures sérieuses. Avec une commotion cérébrale et le nez fracturé, il a déjà subi une première chirurgie et une deuxième pourrait être nécessaire. Sa convalescence devrait prendre quelques mois.

Le Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SETPQM–CSN) déplore la gestion de la direction dans ce dossier. L’employeur aurait dû dénoncer fermement l’agression, mais il ne s’est rien passé, selon la présidente Hélène Fortin.

«C’est très questionnant, on aurait voulu une interdiction de prendre l’autobus, au moins jusqu’au procès», explique-t-elle.

Le syndicat s’interroge également sur le mutisme de l’employeur. «Ce que l’on constate, c’est que la direction n’hésite pas à sortir sur la place publique pour défendre toutes sortes de décisions, comme les nouveaux abris bus, mais ne le fait pas lorsqu’il s’agit de défendre ses employés quand il y a une agression», se désole Mme Fortin.

Un homme de 21 ans, de Québec, a été arrêté vendredi dernier pour voies de fait causant des lésions et menaces de mort. Un simple problème de paiement pourrait être à l’origine de l’attaque. On ignore toutefois l’état de santé ou d’intoxication de l’accusé au moment des faits reprochés.

Le chauffeur a été agressé le 3 mai à Québec. L’incident s’est produit à bord d’un véhicule Métrobus 800 vers 7 h 45 à l’intersection de l’avenue Royale et de la rue Hugues-Pommier, dans le secteur de Beauport.

«On demande une peine exemplaire pour une agression sauvage et gratuite», termine Hélène Fortin.

Selon elle, les chauffeurs sont encore mitigés sur les cabines vitrées anti-agression qui sont utilisées à certains endroits ailleurs dans le monde. Le syndicat regroupe 950 chauffeurs.