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La CAQ s’engage à fermer le Salon de jeux de Québec

La CAQ propose d’implanter un «véritable casino» à la place du Salon de jeux de Québec, mais dans une zone touristique

La CAQ s’engage à fermer le Salon de jeux de Québec
Photo d'archives

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Estimant que l’ouverture du Salon de jeux de Québec en plein cœur d’un quartier défavorisé était une «erreur», la Coalition avenir Québec s’engage à mettre la clef sous la porte pour mieux implanter un casino en zone touristique.

Les candidats caquistes de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault (Louis-Hébert), Éric Caire (La Peltrie), Mario Asselin (Vanier–Les Rivières), et Christiane Gamache (Jean-Lesage) en ont fait l’annonce, mardi matin, en compagnie de leur leader parlementaire, François Bonnardel.

D’abord implanté sur le site du défunt hippodrome de Québec, dans ExpoCité, en 2007 – Loto-Québec y avait investi plus de 30 M$ – le Salon de jeux de Québec a été relocalisé il y a quatre ans au centre commercial Fleur de Lys, dans la foulée la construction du nouvel amphithéâtre.

Mario Asselin, Geneviève Guilbault,  François Bonnardel, Éric Caire et Christiane Gamache
Photo Simon Clark
Mario Asselin, Geneviève Guilbault, François Bonnardel, Éric Caire et Christiane Gamache

«En 2014, alors que la construction du Centre Vidéotron a forcé le déménagement du Salon de jeux, l’occasion était parfaite pour corriger une erreur historique et revoir l’offre de jeu à Québec, mais le gouvernement libéral a opté pour une solution facile», a déploré M. Bonnardel.

La direction régionale de la santé publique avait aussi dénoncé cette décision à l'époque, en raison de la trop grande proximité avec une clientèle défavorisée vivant dans le quartier le plus pauvre de Québec.

Un déménagement payant

Loto-Québec a depuis largement rentabilisé les 10 M$ qui ont été investis dans le centre commercial qui ne cesse de voir ses autres occupants fermer boutique (Sears, La Baie d’Hudson, Brunet, etc.).

La CAQ s’engage à fermer le Salon de jeux de Québec
Photo Simon Clark

Comme le rapportait Le Journal, en mars dernier, le Salon de jeux de Québec a doublé ses revenus (33 M$ au cours des neufs premiers mois de l’exercice 2017-18) par rapport à 2013-14 (15,2 M$). La clientèle a aussi franchi le cap du demi-million de visiteurs, l’année dernière. Les revenus sont désormais comparables à ceux du Casino de Charlevoix (34 M$).

Un casino à Québec

Un «véritable casino», c’est justement ce que la CAQ propose d’implanter à la place du Salon de jeux de Québec, mais dans une zone touristique, comme celle du Port du Québec ou sur le boulevard Laurier, où Le Phare devrait être érigé d’ici quelques années.

«À la CAQ, on estime qu’un casino [en zone touristique] pourrait être un succès retentissent et que notre belle ville de Québec est rendue-là», a expliqué la députée de Louis-Hébert, Geneviève Guilbault.

Selon le candidat dans Vanier–Les Rivières, Mario Asselin, il s’agirait d’un «investissement» autant pour la santé publique que pour le développement du tourisme.

Un gouvernement de la CAQ demanderait toutefois à Loto-Québec d’évaluer quels seraient les impacts pour le Casino de Charlevoix.

Le chef péquiste Jean-François Lisée a réagi à la proposition de la CAQ en rappelant que le consensus historique régional était de laisser la présence d’un casino à la région de Charlevoix, plutôt qu'à Québec. Une «saine décision», selon M. Lisée.