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Décès de Maïté Viens: un an déjà

Le 21 mai 2017, il y a déjà un an, une jeune femme tombait accidentellement dans les chutes Jean-Larose, à Beaupré.
Photo Facebook Le 21 mai 2017, il y a déjà un an, une jeune femme tombait accidentellement dans les chutes Jean-Larose, à Beaupré.

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Le 21 mai 2017, il y a déjà un an, une jeune femme tombait accidentellement dans les chutes Jean-Larose, à Beaupré. La dépouille de Maïté Viens avait finalement été retrouvée après 24 jours de travail acharné.

Sans relâche, les sauveteurs ont mené une opération de recherche d’une ampleur pratiquement inégalée dans la région. L’histoire de Maïté aura marqué tout le Québec.

Après avoir descendu une pelle mécanique au bas des chutes, les proches ont même réussi à transporter une mini-excavatrice à l’aide d’un hélicoptère. Du jamais-vu, même pour la Sûreté du Québec, qui était stupéfaite de la solidarité et des efforts surhumains des Madelinots.

La persévérance

Avec l’aide d’une entreprise spécialisée, les nombreux bénévoles avaient réussi à détourner l’eau pour assécher les chutes, avant de creuser chacun des bassins pendant plus de trois semaines.

Après des recherches infructueuses dans les bassins 1 et 3, la persévérance a eu raison de la falaise. Le corps de Maïté Viens, 21 ans, a finalement été découvert le 13 juin 2017 dans le 2e bassin des chutes Jean-Larose. Le deuil des proches pouvait enfin débuter.

Un an après le drame, une plaque commémorative pourrait éventuellement être installée à la mémoire de la disparue. Le coroner devrait aussi terminer son rapport. Une amie de Maïté a précisé que cette plaque souvenir était attendue depuis longtemps.

Un résultat

«Ce n’est pas fait encore. Je ne sais pas comment ça va s’aiguiller. Je ne suis pas rendu là encore», a brièvement commenté son père, Simon Viens.

«C’est sûr qu’on va avoir une pensée pour elle. C’est encore frais. Même avec le recul, c’est capoté. Quand tu prends la somme des efforts que nous avons mis, c’est fou. Mais ça a porté fruit», a expliqué Mario Deraspe, un plongeur et ami de la famille qui a activement participé aux recherches. Refusant d’abandonner, ce dernier avait même juré qu’il allait boire la chute s’il le fallait.

«Maïté fut captive dans le fond d’un bassin de chutes. Et parce que vous avez cru que l’amour serait plus fort, vous avez gardé courage, persévérance et espérance», avait lancé l’abbé Claude Gosselin à l’occasion des funérailles célébrées le 27 juillet 2017 aux Îles-de-la-Madeleine.