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Rien ne peut les arrêter

De jeunes amputés et leurs familles se réunissent à Québec

Estéban Goudreault et Nathan Chouinard étaient inséparables lors du séminaire des Amputés de guerre, à Québec. Malgré des malformations aux mains, ils sont de redoutables joueurs de hockey.
Photo Didier Debusschère Estéban Goudreault et Nathan Chouinard étaient inséparables lors du séminaire des Amputés de guerre, à Québec. Malgré des malformations aux mains, ils sont de redoutables joueurs de hockey.

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Nathan Chouinard, 10 ans, n’a peut-être qu’un doigt à la main gauche et deux à la main droite, mais il en faudra plus pour freiner ses ambitions. Son rêve ? « Jouer dans la LNH ».

Le jeune hockeyeur est atteint d’une rare maladie génétique qui se traduit aussi par des malformations à ses deux pieds. Ce qui ne l’a pas empêché d’enfiler ses premiers patins à l’âge de trois ans.

Estéban Goudreault et Nathan Chouinard
Photo Didier Debusschère
Estéban Goudreault et Nathan Chouinard

Du haut de ses 10 ans, il garde maintenant les buts pour une équipe de niveau atome. « Ce n’est pas parce qu’on a moins de doigts qu’on ne peut rien faire », lance-t-il candidement quand on lui demande s’il se sent limité d’une façon ou d’une autre.

Même que « c’est plus cool, pense le garçon originaire de Sherbrooke. Je suis habitué, et ça me permet de faire des affaires de plus que les autres. »

Il a fait bien des jaloux, raconte-t-il, quand son nom est venu aux oreilles d’un certain Carey Price, qui l’a ensuite invité sur la glace du centre d’entraînement du Canadien de Montréal, en 2016.

100e anniversaire

Le petit Nathan est l’un des nombreux exemples de réussite qui s’offraient aux 14 jeunes amputés à avoir récemment rejoint la grande famille des Amputés de guerre, la fin de semaine dernière, à Québec. Au total, 90 familles étaient réunies à l’hôtel Le Concorde pour un séminaire annuel.

Ariane Lajeunesse, 19 ans, amputée à la jambe droite, y agissait à titre de « conseillère junior ».

Ariane Lajeunesse
Photo Didier Debusschère
Ariane Lajeunesse

Aux nouvelles recrues de l’association, elle avait un message à lancer : « Rien ne peut nous arrêter. C’est sûr qu’il y a des choses que l’on va faire différemment, mais on va toujours arriver à le faire. »

L’événement a permis de souligner le 100e anniversaire de l’association fondée par d’anciens combattants au retour de la Première Guerre mondiale.

L’Association des Amputés de guerre

  • Fondée en 1918 par d’anciens combattants
  • Ne reçoit aucune subvention gouvernementale
  • Plus de 3300 aides financières accordées pour des prothèses en 2016