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Dominique Anglade nie s’activer pour succéder à Couillard

Periode des questions
Photo Agence QMI, Simon Clark Dominique Anglade
vice-première ministre

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Les mauvais sondages incitent au grenouillage dans les rangs du Parti libéral du Québec.

La vice-première ministre Dominique Anglade a dû sortir publiquement vendredi pour nier s’activer en coulisses pour succéder à Philippe Couillard.

« Les propos qui ont été tenus sont tout simplement faux, a-t-elle soutenu vendredi, dans un bref entretien avec Le Journal. Je vous mets au défi de trouver un seul député (que j’aurais sollicité). »

Rencontres

Le commentateur politique Bernard Drainville a affirmé que la ministre de l’Économie fait ouvertement campagne auprès des députés et militants libéraux pour remplacer son chef.

Dominique Anglade admet qu’elle multiplie les rencontres ces dernières semaines, mais uniquement pour aller à la rencontre des candidats libéraux et préparer la campagne électorale.

La vice-première ministre a pu compter sur son chef pour la défendre. « J’ai la plus grande confiance (en Mme Anglade), c’est une personne et une femme de grande qualité, je suis très fier de l’avoir recrutée », a réagi Philippe Couillard, en marge d’une allocution à Montréal.

Joints par notre Bureau parlementaire, plusieurs membres de la députation libérale admettent que Dominique Anglade est « très disponible » pour ses collègues depuis quelques mois, mais sans plus.

Pas dans l’ADN libéral

Un vieux routier libéral affirme que Mme Anglade, qui a fait ses premières armes en politique à la CAQ, aurait sondé ses appuis auprès de quelques députés, une pratique très inhabituelle au PLQ. « Dans notre ADN, ça ne se fait pas », insiste-t-il.

La mollesse de la réaction du premier ministre est décevante, aux yeux de certains, qui auraient préféré plus de fermeté. « Ça ne se serait pas passé comme ça dans le temps de Jean Charest », signale-t-on.

Les appuis de Moreau s’effritent

Outre Dominique Anglade, plusieurs noms circulent pour remplacer Philippe Couillard en cas de défaite électorale, entre autres ceux des ministres Pierre Moreau et Sébastien Proulx, sans parler du néophyte en politique et nouveau président de la campagne libérale, Alexandre Taillefer.

Jadis perçu comme un successeur naturel, Pierre Moreau n’aura pas la partie facile. Il a perdu des appuis au sein de son caucus depuis la dernière course à la chefferie du PLQ. « Il a changé », confie un ancien supporteur.

Avec la collaboration de Francis Halin, Le Journal de Montréal