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Le PQ veut s'attaquer aux cartels qui étouffent les Québécois

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L'ex-ministre des Finances Nicolas Marceau part en croisade contre les cartels en alimentation, dans les transports aériens, les télécommunications, l'essence et les services bancaires.

Le Parti québécois (PQ) propose de créer un Bureau de la protection des consommateurs du Québec. «On va donner un deuxième mandat à l'Office de la protection du consommateur qui est de lutter contre les cartels, contre la collusion, contre les pratiques anticoncurrentielles, a affirmé le député péquiste, en entrevue à TVA Nouvelles. Cette lutte va mener à plus de concurrence dans l'économie québécoise donc une baisse des prix et une hausse du pouvoir d'achat des Québécois.»

La dernière hausse du prix de l'essence à Montréal, où le litre s'est vendu à plus de 1,50 $ début mai, a amené le PQ à réagir.

«Si vous payez 10 piastres de trop sur votre plein par semaine pendant 52 semaines, ça fait 520 piastres! a clamé Nicolas Marceau. Si vous payez 10 piastres de trop à l'épicerie pour les produits que vous achetez, ça fait un autre 520 dollars. Mettez 10 piastres à l'épicerie, 10 piastres à la station d'essence, ça fait 1000 $ de plus dans vos poches. Il est temps que quelqu'un s'en occupe.»

Le député fédéral de Joliette, Gabriel Ste-Marie, a demandé au Bureau de la concurrence du Canada au début du mois de mai d'ouvrir une enquête sur les prix de l'essence dans la métropole. Le bureau lui a répondu «qu'on prend la décision d'enquêter lorsqu'il y a preuve de comportements interdits par la loi».

Pour le PQ, ce n'est pas la bonne réponse. «L'essence, c'est spectaculaire la hausse et elle ne s'explique pas avec ce qu'on observe dans le contexte international. C'est vrai pour l'épicerie, ç’a été vrai pour le pain», s'est enflammé M. Marceau.

«Il y a une tradition de laxisme, de mollesse, au Bureau de la concurrence du Canada. Nous, on pense que ça suffit, que les Québécois doivent arrêter de payer trop cher pour ce qu'ils s'achètent et on pense que le Québec, comme le Canada, ne fait pas la job», a ajoué le député de Rousseau.

Des cartels?

Des automobilistes de l'Estrie et du Centre-du-Québec toucheront plus de 17 millions $ dans le cadre d'une action collective sur l'essence, tandis que Loblaw versera de 75 à 100 millions $ pour le cartel du pain. Ces exemples prouvent que les Québécois se font avoir, estime Nicolas Marceau.

Dans sa réponse au député fédéral de Joliette, le Bureau de la concurrence du Canada a écrit que depuis 2008, 39 individus et 15 entreprises ont été accusés pour leur rôle dans un stratagème de fixation des prix de l'essence au Québec. Six individus ont été emprisonnés, ce qui est trop peu selon le PQ.