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L’heure des décisions approche

Le séjour de Josh Donaldson avec les Blue Jays pourrait tirer à sa fin.
Photo AFP Le séjour de Josh Donaldson avec les Blue Jays pourrait tirer à sa fin.

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Le tiers de la saison est passé et malgré un surprenant départ, les Blue Jays de Toronto ne semblent plus destinés à participer aux séries éliminatoires en 2018.

Évidemment, ils ont été privés de Josh Donaldson en début de campagne tandis que Troy Tulowitski n’a pas encore mis le nez à Toronto, et personne n’est en mesure de dire s’il pourra poursuivre sa carrière. Les blessures le guetteront toujours.

Devon Travis vient d’être rappelé, et ce, malgré une faible moyenne de ,210 avec les Bisons de Buffalo, au niveau AAA. Sans oublier que Russell Martin ne s’est pas encore mis en marche.

Le personnel des lanceurs partants a énormément déçu. J.A. Happ a été le seul a offrir un rendement acceptable. Aaron Sanchez a été au mieux irrégulier tandis que Marco Estrada n’a fait écarquiller les yeux de personne. Quant à Marcus Stroman, il est à se demander si sa blessure à l’épaule qui l’a ennuyé au camp d’entraînement est complètement guérie tandis que Jaime Garcia a été égal à lui-même, ni plus ni moins.

J’ai toujours confiance de voir

Stroman et Sanchez retrouver la forme. Ils devaient être les deux valeurs sûres de l’équipe. Par contre, on ne peut en dire autant de Garcia et d’Estrada. Reste aussi à savoir si Happ optera ou pas pour son autonomie en fin de campagne.

Par ailleurs, Randal Grichuk n’a pas donné la mesure qu’on attendait de lui comme voltigeur et si Teoscar Hernandez ne connaît pas une baisse de régime, il peinera à retrouver son poste de voltigeur au champ droit. Il pourrait se retrouver dans un rôle de réserviste.

Du positif

Il n’y a pas eu que des points négatifs depuis le début de la saison.

Kevin Pillar a été le meilleur joueur des Jays tandis que le vétéran Curtis Granderson produit avec régularité. Les plus belles surprises sont venues de Yangervis Solarte et de Luke Maile, mais rien ne garantit qu’ils pourront maintenir cette allure jusqu’à la fin de la saison.

Enfin, le personnel de releveurs a bien accompli son travail en début de saison, surtout en l’absence de Roberto Osuna, toujours suspendu par le baseball majeur et dont le retour au jeu est incertain. Les vétérans Seunghwan Oh, Tyler Clippar et John Axford ont toutefois failli à la tâche ces derniers temps. Et il ne faut pas oublier qu’ils sont âgés de plus de 32 ans.

Donc, j’ai la nette impression que d’ici la pause du match des étoiles, la direction des Blue Jays aura d’importantes décisions à prendre.

Tout d’abord, va-t-on offrir un nouveau contrat à Donaldson ou l’échanger avant la fin du calendrier ? Cette décision devrait aussi impliquer la possibilité d’entreprendre la reconstruction de l’équipe dès 2019.

De beaux espoirs

Les Jays devraient avoir, la saison prochaine, au moins quatre ou cinq joueurs qui frapperont à la porte des majeures. On parle ici de Vladimir Guerrero Jr., de Bo Bichette, de Cavan Biggio en plus des lanceurs droitiers Jordan Romano et Sean Reid-Foley. Sans oublier le jeune Lourdes Gourriel Jr. Il y a aussi deux jeunes voltigeurs, Anthony Alford et Dalton Pompey, qui attendent en coulisses, tout comme le joueur de premier but Rowdy Tellez.

Les Jays ont beaucoup de talent dans leurs filiales, sans compter les jeunes qu’ils pourraient obtenir si jamais ils décidaient d’échanger Donaldson.

Je suis persuadé que la direction des Jays préférerait voir ces jeunes joueurs talentueux passer au moins une saison complète, voire un peu plus, dans les filiales.

Mais le pauvre rendement de l’équipe au niveau majeur va peut-être les forcer à précipiter leur arrivée à Toronto.


L’uniforme de Koufax

L’uniforme porté par Sandy Koufax en 1963, alors qu’il a gagné le trophée Cy-Young, a récemment été vendu aux enchères pour un montant de 429 625 $, la plus forte somme jamais déboursée pour un souvenir des Dodgers de Los Angeles.

Cette saison-là, Koufax avait raflé le trophée Cy-Young, le titre de joueur le plus utile de la Ligue nationale et de la Série mondiale. Il avait bouclé la campagne avec une fiche de 25 victoires, une moyenne de points mérités de 1,88 et avait retiré 306 frappeurs au bâton.

De plus, il avait signé 11 jeux blancs et un match sans point ni coup sûr contre les Giants de San Francisco.

La succession de Mauch

Gene Mauch a été le premier gérant à avoir piloté des équipes tant aux États-Unis qu’au Canada.

Mais plusieurs ont suivi ses traces.

Chacun sait que Felipe Alou a dirigé les Expos avant de devenir le gérant des Giants tandis que Frank Robinson, lui, a dirigé les Indians, les Giants et les Orioles avant de piloter les Expos. Robinson est le seul à avoir été gérant de la même équipe (Expos, Nationals) dans deux pays.

Jeff Torborg a aussi dirigé les Expos en plus d’avoir été à la barre des Indians, des Mets et des Marlins. Tout comme Bill Virdon a dirigé à Montréal après avoir été gérant à New York, Pittsburgh et Houston. Il en est de même pour Dick Williams et Buck Rodgers.

Ripken, l’homme de fer

Le 6 septembre 1995, Cal Ripken Jr. a battu le record de Lou Gehrig, qui avait participé à 2130 matchs de suite avec les Yankees de New York, une marque qui semblait imbattable.

Pourtant, il devait abaisser un autre record pour devenir l’homme de fer de tous les temps. Il appartenait au Japonais Sachio Kinugasa, qui avait joué dans 2215 rencontres consécutives.

Ripken a tout éclipsé en jouant dans 2632 parties consécutives entre le 30 mai 1962 et le 19 septembre 1998 avec les Orioles de Baltimore.

Le vénérable Japonais est décédé le 23 avril dernier à l’âge de 71 ans.

Mattingly, pas un voleur

Le gérant actuel des Marlins de Miami, Don Mattingly, avait été choisi par les partisans des Yankees de New York comme le plus grand joueur de premier but de l’histoire des « Bombardiers du Bronx », dans le cadre d’un scrutin mené dans les années 1990.

En 1986, Mattingly s’était présenté 677 fois au bâton sans toutefois tenter un seul vol de but. Il n’avait réussi aucun vol et n’avait pas été retiré dans une tentative de vol.

Au deuxième rang dans ce domaine, on retrouve Cal Ripken Jr. et J.J. Hardy, qui ont tous deux connu des saisons sans tenter un seul vol de but. Ripken en 1983 et Hardy en 2012 s’étaient présentés au bâton 663 fois.