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Hassan Diab veut que l’enquête sur son extradition soit publique

Hassan Diab (au centre) en compagnie de son avocat Don Bayne et de son épouse Rania Tfaili lors d'un point de presse à Ottawa en janvier.
PHOTO BORIS PROULX Hassan Diab (au centre) en compagnie de son avocat Don Bayne et de son épouse Rania Tfaili lors d'un point de presse à Ottawa en janvier.

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OTTAWA | Le Libano-Canadien qui a été extradé en France sous des soupçons de terrorisme n’est pas satisfait de l’examen de son dossier que vient d'annoncer Ottawa, craignant que ses conclusions ne soient jamais divulguées au public.

Le gouvernement Trudeau a entrepris d’examiner ce qui s’est produit lors de l’extradition en 2014 de Hassan Diab pour en dégager les « leçons apprises » de manière indépendante, confirme le bureau de la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould.

Le gouvernement en a fait l'annonce dans une lettre datée de mardi adressée à l’ONG Amnistie internationale et à une association de libertés civiles de Colombie-Britannique.

Depuis son retour au pays, en janvier, le professeur d’université de 64 ans exige une enquête publique pour faire changer la loi sur l’extradition.

Il accuse le Canada de l’avoir envoyé en France « sans preuves suffisantes », alors que ce pays le suspectait d’être derrière un attentat terroriste dans une synagogue parisienne qui a fait 4 morts en 1980.

« Je veux une enquête indépendante et publique, pas une [enquête] interne », a répété Hassan Diab, mercredi à Ottawa.

« Le simple examen [qu’a annoncé le gouvernement] ne précise pas que les choses seront rendues publiques », se désole Roger Clark, porte-parole de son comité de soutien.

Hassan Diab souhaite par exemple lui-même témoigner lors de l’enquête, et voudrait que le public sache tous les détails de ce qui l’a conduit à une détention de plus de 3 ans dans des conditions qui s’apparente à de la torture, selon lui.