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Les séries, c’est le fun, mais la finale, c’est foncièrement capotant. C’est l’ultime nec plus ultra paroxystique apothéose du zénith. Chaque montée, chaque passe géniale, chaque mise en échec percutante peut changer la vie de centaines de milliers de personnes. Certains joueurs deviennent des athlètes qu’ils ne seront plus jamais. D’autres ne dorment plus alors que la plupart s’arracheraient la peau pour un tir au but. Ne cherchez pas de paresseux. En juin, il n’y en a plus. Ils auraient l’air imbéciles. À fond la caisse et faites-moi une soudure si j’ai une fracture. Tout est vital et crucial, et, à chaque seconde dans le vestiaire, aux entractes, on se fait monter le thermomètre de la motivation, de l’énergie. On se crinque et on se promet de se saigner. Tous ceux qui l’ont vécu sont marqués à vie d’un défoncement qu’aucune autre situation ne leur aurait procuré.

Les Golden Knights, on les connaît peu, mais on les adore et on la leur souhaite parce que l’histoire est trop belle. Et les Capitals, on ne les déteste pas. Il y a Ovechkin, le grisonnant, et notre Lars Eller, un homme adorable, je vous le dis.

EN MISSION

Ceux qui, à la fin, soulèveront le gros trophée mettront des jours, des mois à réaliser ce qui leur est arrivé. Toute leur existence, ils raconteront des anecdotes de vestiaire, d’avion et de chambre d’hôtels qui seront banales pour le commun des mortels, mais qui, pour eux, seront des chapitres inoubliablement savoureux.

La symbiose est totale, la mutualité est obligatoire.

Je regarde ces matches en pensant à des émotions vues et ressenties de très près à Montréal en 1986 et 1993 alors que j’animais du hockey à la télé. J’en ai des frissons et je n’étais même pas joueur. Imaginez.

  • Le Canadien devrait aller chercher un gars comme Lars Eller.
  • Au tournoi de Normand Léveillé à Drummondville, le ténor Marc Hervieux a crié : « Fore ! », et sur les 18 trous, tout le monde s’est sacré à terre les mains sur la tête.
  • Ne dites pas de bêtises. Faites-les !
  • OK. Depuis hier, je suis convaincu et j’enlève mes pneus d’hiver.

À DEMAIN

N’appelez pas en soirée.