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Dans sa classe, on peut même passer un examen couché sur le plancher

Comme plusieurs enseignants, Martine Desautels a opté cette année pour une classe «flexible». Elle a gardé les pupitres, mais elle a ajouté dans sa classe d’autres espaces de travail, que les élèves peuvent utiliser selon leurs envies.
Photo Martin Alarie Comme plusieurs enseignants, Martine Desautels a opté cette année pour une classe «flexible». Elle a gardé les pupitres, mais elle a ajouté dans sa classe d’autres espaces de travail, que les élèves peuvent utiliser selon leurs envies.

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SAINT-EUSTACHE | Les élèves de Martine Desautels peuvent travailler n’importe où dans sa classe «flexible»... Ils peuvent même passer un examen couchés sur le plancher!

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Dans cette classe de 2e année de l’école primaire Horizon-Soleil de Saint-Eustache, on retrouve un vélo stationnaire, une chaise berçante, des ballons pour s’asseoir, deux chaises de camping près des fenêtres et des élastiques sous tous les pupitres, pour les petites jambes qui ne tiennent pas en place.

Lors du passage du Journal, un des élèves rédigeait un texte, couché par terre dans le fond de la classe. À ses côtés, une jeune fille noircissait elle aussi les pages d’un cahier d’écriture, assise sur un banc.

«Les enfants ont besoin de bouger. Ils sont beaucoup plus calmes et apprennent mieux de cette façon», affirme Mme Desautels.

Comme plusieurs enseignants, Martine Desautels a opté cette année pour une classe «flexible». Elle a gardé les pupitres, mais elle a ajouté dans sa classe d’autres espaces de travail, que les élèves peuvent utiliser selon leurs envies.
Photo Martin Alarie

Comme plusieurs enseignants, elle a opté cette année pour une classe «flexible», un concept de plus en plus populaire dans le milieu de l’éducation. Si elle n'a pas voulu se débarrasser complètement des pupitres, comme le font certains, elle a choisi d'ajouter dans la classe d’autres espaces de travail, que les élèves peuvent utiliser selon leurs envies.

Les enfants, visiblement, apprécient beaucoup. «C’est amusant et l’fun, je ne suis pas obligé de rester toujours à la même place. Je travaille mieux comme ça», explique Matteo.

Cette année, Martine Desautels a aussi initié ses élèves aux échecs. Dans sa classe, on retrouve quatre échiquiers où les élèves peuvent s’exercer lorsqu’ils ont terminé le travail à faire. «Ça leur permet de travailler leur logique et leur concentration. Ça aussi, ça fait une différence», note-t-elle.

Comme plusieurs enseignants, Martine Desautels a opté cette année pour une classe «flexible». Elle a gardé les pupitres, mais elle a ajouté dans sa classe d’autres espaces de travail, que les élèves peuvent utiliser selon leurs envies.
Photo Martin Alarie

Enseigner sous le soleil

Depuis 23 ans, cette prof au rire contagieux «fonctionne beaucoup par essais et erreurs», explique-t-elle. Dans les années 90, elle a commencé à enseigner dehors, bien avant que cette pratique soit répandue dans le réseau scolaire.

L’aménagement extérieur de l’école où elle enseigne actuellement est moins propice aux leçons sous le soleil, mais Mme Desautels sort encore régulièrement pour faire bouger ses élèves.

Comme plusieurs enseignants, Martine Desautels a opté cette année pour une classe «flexible». Elle a gardé les pupitres, mais elle a ajouté dans sa classe d’autres espaces de travail, que les élèves peuvent utiliser selon leurs envies.
Photo Martin Alarie

L'une de ses anciennes élèves, Ève-Emmanuelle Brisebois, a été marquée par cette prof «à l’avant-garde» qui ne fait pas les choses comme tout le monde. «J’ai un diagnostic de TDAH [trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité] et c’est un peu grâce à elle si je n’ai jamais été médicamentée, dit-elle. Tout le monde se souvient de madame Martine.»

MARTINE DESAUTELS

Comme plusieurs enseignants, Martine Desautels a opté cette année pour une classe «flexible». Elle a gardé les pupitres, mais elle a ajouté dans sa classe d’autres espaces de travail, que les élèves peuvent utiliser selon leurs envies.
Photo Martin Alarie
  • 23 années d'expérience
  • École primaire Horizon-Soleil, Saint-Eustache

Si vous étiez ministre de l’Éducation, que changeriez-vous?

«Je diminuerais le nombre d’élèves par classe et je n’abolirais pas les classes spéciales. Je rendrai aussi plus facile l’accès à des services en santé mentale pour les élèves.»