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Du yoga, de l’ornithologie et même du ballet pour ses élèves

Pour Vincent Côté, la maternelle ne sert pas à préparer les élèves pour la 1re année. Elle leur permet plutôt de s’éveiller à une multitude d’intérêts, des arts aux sciences, en passant par les sports.
Photo Daphnée Dion-Viens Pour Vincent Côté, la maternelle ne sert pas à préparer les élèves pour la 1re année. Elle leur permet plutôt de s’éveiller à une multitude d’intérêts, des arts aux sciences, en passant par les sports.

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GRANBY | Enseignant à la maternelle depuis une vingtaine d’années, Vincent Côté est un jardinier de l’enfance qui sème patiemment des graines afin que naissent des passions chez ses élèves, qu’il initie au yoga, à la musique, à l’ornithologie et même au ballet.

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M. Côté pense qu'il faut permettre à chaque enfant de se développer à son rythme. «Ce n’est pas en tirant sur la fleur qu’elle va pousser plus vite. Il faut juste l’arroser et se tasser un peu, pour qu’elle ait de la lumière, et ne pas trop faire d’ombre», expose-t-il.

Pour cet enseignant, la maternelle ne sert pas à préparer les élèves pour la 1re année. Elle leur permet plutôt de s’éveiller à une multitude d’intérêts, des arts aux sciences, en passant par les sports.

Ses élèves savent reconnaître plusieurs oiseaux du Québec, peuvent jouer de la musique en classe et ont récemment transformé des boîtes de tarte en aquarium, avec du papier de soie.

Pour Vincent Côté, la maternelle ne sert pas à préparer les élèves pour la 1re année. Elle leur permet plutôt de s’éveiller à une multitude d’intérêts, des arts aux sciences, en passant par les sports.
Photo Daphnée Dion-Viens

Pendant une vingtaine d’années, il a eu pour compagnon de classe une tourterelle qui lui a servi à apprivoiser plusieurs élèves en début d’année scolaire.

Sa fille Marie présente chaque année un atelier de ballet à ses élèves, qui ont aussi été initiés à l’imaginaire de Franfreluche ou de Sol et Gobelet.

Prendre le temps

Vincent Côté aime aussi prendre son temps avec ses élèves, déjà soumis au rythme effréné du quotidien et à l’omniprésence des écrans. Il est allergique au Time Timer, une minuterie qui, populaire dans certaines écoles, «stresse encore plus les enfants», déplore-t-il.

Dans sa classe, les enfants peuvent passer une demi-journée à faire le même bricolage. La durée des activités varie selon l’intérêt des élèves. «J’ai déjà fait une planification de classe pour une journée qui s’est étirée sur toute la semaine», raconte-t-il.

Pour M. Côté, il est aussi très important d’enseigner aux élèves à bien fonctionner en classe avec les autres enfants. «J’ai vu des classes où les élèves lisaient presque en sortant de la maternelle, mais ils avaient de la difficulté à tolérer l’autre à côté. Ça donne quoi, d’apprendre à lire les mots, si on n’est pas capable d’entrer en relation avec les autres? Il faut prendre le temps de montrer ça. Parce que tout s’enseigne», affirme-t-il.

Vincent Côté, qui est un des rares enseignants masculins en maternelle, ne pense toutefois pas qu’il a une approche différente parce qu’il est un homme. «Je ne pense pas que ça fasse une différence. C’est la personne d’abord qui compte», dit-il.

Vincent Côté

Pour Vincent Côté, la maternelle ne sert pas à préparer les élèves pour la 1re année. Elle leur permet plutôt de s’éveiller à une multitude d’intérêts, des arts aux sciences, en passant par les sports.
Photo Daphnée Dion-Viens
  • 33 années d’expérience
  • École primaire Saint-Bernard, Granby

Si vous étiez ministre de l’Éducation, que changeriez-vous?

«Je commencerais par changer la formation des maîtres. Les étudiants se plaignent du manque de concret dans leur formation. Il faudrait qu’il y ait plus de stages. Ils finissent en ne se sentant pas compétents», affirme Vincent Côté, qui a encadré une vingtaine de stagiaires au cours de sa carrière.