/news/education
Navigation

La fée des livres, c’est elle

Passionnée de lecture, l’enseignante Mélanie Giguère donne aux œuvres littéraires une place de choix

Dans la classe de Mélanie Giguère, on retrouve un coin lecture et une imposante bibliothèque, dont le classement a été déterminé par les élèves, sans oublier la petite «bibliothèque secrète», cachée dans une armoire et réservée aux livres parfaitement neufs, dont il faut prendre encore plus soin.
Photo Stevens LeBlanc Dans la classe de Mélanie Giguère, on retrouve un coin lecture et une imposante bibliothèque, dont le classement a été déterminé par les élèves, sans oublier la petite «bibliothèque secrète», cachée dans une armoire et réservée aux livres parfaitement neufs, dont il faut prendre encore plus soin.

Coup d'oeil sur cet article

LAC-BEAUPORT | L’enseignante Mélanie Giguère est une véritable amoureuse de la lecture. Sa passion est si contagieuse qu’elle arrive à transmettre sa «maladie des livres» à ses élèves.

  • Pour consulter le dossier complet, cliquez ce lien

Pour cette enseignante passionnée, donner le goût de lire à un élève est le plus précieux cadeau que l’on puisse lui faire. «La lecture, c’est la base de tout», estime-t-elle.

Mme Giguère ne manque pas d’imagination pour faire en sorte que les enfants succombent à son mal littéraire.

Au quotidien, les livres et les histoires sont omniprésents dans cette classe de 3e année.

Valise littéraire

En cours d’année, les élèves ont pu rencontrer des auteurs jeunesse et s’initier à la joie de la lecture à la lampe de poche en classe, pendant toute une journée. Ils ont aussi été invités régulièrement à partager avec leurs camarades de classe des livres qu’ils ont aimés.

Avec des collègues de l’école, Mme Giguère fait partie de ceux qui ont lancé cette année le projet de la «valise littéraire», une mallette sur roulettes qui se promène de classe en classe pour faire découvrir aux élèves des livres jeunesse sélectionnés avec soin et adaptés pour tous les niveaux.

Des parents «chamboulés»

«Pour leur donner le goût de lire, il faut d’abord leur présenter des livres intéressants», souligne cette enseignante qui n’ose pas compter le nombre d’heures qu’elle passe régulièrement en librairie, à l’affût des dernières parutions qui sauront «accrocher» ses élèves.

Elle parle avec fougue de ses derniers «coups de cœur», qu’elle a hâte de partager avec ses élèves.

Dans la classe de Mélanie Giguère, on retrouve un coin lecture et une imposante bibliothèque, dont le classement a été déterminé par les élèves, sans oublier la petite «bibliothèque secrète», cachée dans une armoire et réservée aux livres parfaitement neufs, dont il faut prendre encore plus soin.
Photo Stevens LeBlanc

Au cours des dernières années, elle a aussi consacré plusieurs heures à l’organisation de l’expo-livres, qui permet à des parents de venir à l’école avec leurs enfants pour acheter des livres.

«Elle nous a donné sa maladie des livres: maintenant, ça va nous prendre un vaccin!» lance une de ses élèves.

Plusieurs parents d’élèves en sont ravis, comme Julie Gingras, qui a été «chamboulée» par la passion de cette enseignante lors de leur première rencontre.

«J’ai été très impressionnée par son amour de la lecture, affirme-t-elle. Elle sait allumer l’étincelle et transmettre sa passion. Ma fille adore l’école et sa prof a un grand rôle à jouer là-dedans.»

Vivre la démocratie en classe

En plus de partager son amour pour la lecture en classe, Mélanie Giguère initie ses élèves aux rudiments de la vie démocratique, grâce au «conseil de coopération» qui est «au cœur» de sa classe.

Lors de ces séances, les élèves, assis en rond, sont invités à prendre la parole, à tour de rôle et en levant la main, pour proposer des activités à faire en classe.

Les élèves votent ensuite à main levée pour déterminer quelles propositions seront retenues. Ils sont aussi responsables de différents aspects de l’organisation de la classe ou d’une activité scolaire.

«Je dis aux élèves, en début d’année: “Si vous n’aimez pas l’école, c’est votre responsabilité, c’est à vous de changer ça”», explique Mme Giguère.

Ses années scolaires se suivent, mais ne se ressemblent jamais, variant selon les activités et les projets soumis et retenus par ses élèves.

Une prof qui bouge

Convaincue des bienfaits de l’activité physique pour l’apprentissage, Mélanie Giguère a aussi instauré les «pauses actives», qui permettent à ses élèves de bouger chaque jour.

«Il faut développer de bonnes habitudes, c’est vraiment important de les faire bouger pour améliorer leur concentration», affirme-t-elle, soulignant qu’elle s’inspire beaucoup de la recherche en éducation.

«Ce qui m’anime, c’est de pousser mes élèves pour qu’ils se développent à leur maximum, mais sans dépasser leurs limites», ajoute-t-elle, les yeux brillants.

MÉLANIE GIGUÈRE

  • 16 années d'expérience
  • École primaire Montignac, bâtiment du Lac, Lac-Beauport

Si vous étiez ministre de l’Éducation, que changeriez-vous?

«Je diminuerais les structures administratives pour augmenter les ressources directes à l’élève, je rendrais les livres de lecture facilement disponibles pour tous et je formerais les enseignants à l’apprentissage actif, par le mouvement au quotidien.»