/news/politics
Navigation

Bilan à la tête de l'OIF: Michaëlle Jean se dit victime d’une campagne de salissage

«Je ne me laisse jamais distraire par les vilipendeurs, les lanceurs de boue», dit-elle

La secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean a fait une déclaration publique dans laquelle elle défend son bilan et se dit victime d’une campagne de salissage.
Photo d'archives Joel Lemay La secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean a fait une déclaration publique dans laquelle elle défend son bilan et se dit victime d’une campagne de salissage.

Coup d'oeil sur cet article

Pour la première fois depuis l’appui de la France à une rivale, la secrétaire générale de la Francophonie Michaëlle Jean a fait une déclaration publique dans laquelle elle défend son bilan et se dit victime d’une campagne de salissage.

Dans une lettre ouverte au Globe and Mail, Mme Jean expose ses réalisations et répète qu’elle souhaite obtenir un nouveau mandat de quatre ans à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

«Je suis prête à entreprendre un nouveau mandat», écrit-elle dans la langue de Shakespeare.

Publiée mardi, la lettre de Mme Jean a également été transmise à au moins un autre média francophone.

Jusqu’ici, Mme Jean s’était contentée de poursuivre ses activités, après l’annonce du soutien du président français Emmanuel Macron à la candidature d’une ministre rwandaise, Louise Mushikiwabo, à la tête de l’OIF.

Salissage

Mme Jean expose ses réalisations dans la lutte à la radicalisation, pour l’emploi des jeunes et la défense des droits des femmes.

«Nous avons maintenant une Francophonie rénovée, plus constructive, préoccupée de résultats tangibles, d’une utilisation efficace des ressources (...).»

Mme Jean revient également sur les controverses qui ont marqué son mandat, dont les coûts d’aménagement d’un demi-million de dollars dans son appartement de fonction, tel que rapporté par notre Bureau d’enquête.

La secrétaire générale affirme qu’il s’agit d’une «campagne de désinformation».

«Je ne me laisse jamais distraire par les vilipendeurs, les lanceurs de boue et la campagne de salissage.»

Selon Mme Jean, «une plomberie et un système d’eau chaude modernes, des installations électriques et de télécommunications améliorées avec des systèmes de sécurité adéquats étaient requis».

La lettre ne fait aucune mention du projet Hermione dont l’OIF a répété qu’il coûterait 400 000 $, cet hiver, mais dont les coûts sont actuellement estimés à près d’un million de dollars, comme l’avait rapporté notre Bureau d’enquête.

Appuis

À Québec, la ministre des Relations internationales, Christine St-Pierre, a répété que son gouvernement appuie Mme Jean.

«C’est vrai qu’elle a un bilan qui est intéressant, a-t-elle dit. (...) On appuie sa candidature, bien sûr.»

Le gouvernement fédéral a également assuré Mme Jean de son appui.