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Un terminal maritime d’exportation de grains verra le jour à Québec

La Coop fédérée prête à mener à bien un projet de plus de 90 millions de dollars

Les immenses silos blancs de 45 mètres de haut avaient été érigés à la hâte en 2013 par Arrimage Québec au coût de 20 M$ à la suite d’un contrat à long terme signé avec Rentech qui a finalement fait faillite.
Photo d'archives Jean-François Desgagnés Les immenses silos blancs de 45 mètres de haut avaient été érigés à la hâte en 2013 par Arrimage Québec au coût de 20 M$ à la suite d’un contrat à long terme signé avec Rentech qui a finalement fait faillite.

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Les silos de l’anse au Foulon, qui devaient recevoir à l’origine des granules de bois, auront une nouvelle vocation puisque La Coop fédérée compte les acquérir pour en faire l’entreposage de grains, dans le cadre d’un projet de plus de 90 millions $.

La Coop fédérée prévoit aménager un terminal maritime d’exportation de grains et de céréales dans le port de Québec, avec l’aide du gouvernement provincial qui injectera 30 M$.

Plaque tournante

Les activités de transbordement de Sorel et de Montréal seront éventuellement redirigées vers Québec qui est appelée à devenir une plaque tournante dans l’industrie, au cours des prochaines années.

« C’est dans le plan stratégique d’allonger la chaîne de valeur des producteurs agricoles du Québec via la commercialisation des céréales », a indiqué au Journal Ghislain Gervais, président de La Coop fédérée.

Le ministère de l’Économie procède à un investissement de 10 millions $ sous forme de capitaux propres par l’entremise de Capital logistique Québec auquel participe aussi le Fonds de solidarité FTQ. Le ministère des Transports s’est engagé à verser pour sa part une somme de 20 millions $ sur 20 ans.

« On a au-delà de 120 millions $ d’investis dans différents projets avec La Coop fédérée. Pour nous, c’est important de soutenir l’industrie agroalimentaire », a commenté Normand Chouinard, premier vice-président aux Investissements du Fonds de solidarité FTQ.

Le projet sera financé majoritairement par La Coop fédérée à hauteur de 60 M$. Dans un premier temps, elle compte faire l’acquisition des deux silos à granules existants pour commencer, dès cet automne, l’exportation de céréales.

« On parle d’un projet qui va s’échelonner jusqu’en 2020-2021 parce qu’il y a quatre phases de construction qui sont prévues », a expliqué M. Gervais.

Pour 2019, La Coop fédérée prévoit construire de nouveaux silos, un système de déchargement et aménager une gare de triage puisque les nouvelles installations seront accessibles par camion, par voie ferrée, par vraquier et par navire transocéanique.

Consultation citoyenne

Le Port de Québec a indiqué qu’il publiera sur son site internet ce matin les détails de ce projet dans le cadre du processus environnemental de participation citoyenne.

« On est conforme à tous les niveaux. Dès qu’on obtient l’aval du Port, on est prêt à aller de l’avant. Tout le projet passe par l’acceptation citoyenne », a indiqué M. Gervais.

La Coop fédérée possède déjà un centre de distribution dans le port de Québec, à proximité des dômes, où elle fait la réception de fertilisants et de céréales. Le terminal est appelé à recevoir du maïs, du soya, du blé, de l’orge et de l’avoine. Des convoyeurs fermés seront utilisés, a assuré le président de La Coop fédérée.

EN CHIFFRES

  • La Coop fédérée traite plus de 2 millions de tonnes métriques de grains annuellement.
  • Cela représente 30 % du volume produit au Québec.