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G7: des dizaines d’antidotes à des agents chimiques

Le personnel hospitalier a été formé pour combattre une attaque chimique

Émeute lors du Sommet des Amérique à Québec en 2001.
Photo d'archives Émeute lors du Sommet des Amérique à Québec en 2001.

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Un peu plus de 200 travailleurs des services préhospitaliers et des hôpitaux de Québec ont reçu une formation afin d’intervenir en cas d’attaque chimique lors du G7, a appris Le Journal.

Selon nos informations, ces intervenants ont été formés en cas d’une attaque aux pesticides. Une grande quantité d’antidotes a été achetée afin de prévenir la menace, même si le niveau de menace demeure modéré.

L’accent a principalement été mis sur les organophosphorés, de puissants agents neurotoxiques qui se présentent sous la forme de pesticides.

Les travailleurs du milieu hospitalier de Québec ont reçu une formation afin de savoir comment agir lors d’une arrivée massive à l’urgence de personnes contaminées.

«Le Centre antipoison a formé les premiers répondants, les urgentologues et les médecins en santé publique en cas d’intoxication à des agents chimiques, dont les organophosphorés», a confirmé Annie Ouellet, la porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale. «Plusieurs intervenants sont également formés en cas d’attaques aux agents biologiques et radiologiques.»

Des dizaines d’antidotes de type atropine ont été achetés par les hôpitaux de la région afin de répondre à une potentielle demande de masse.

Prévenir

Isabelle Goupil-Sormany, adjointe médicale à la santé publique du CIUSSS de la Capitale-Nationale, rappelle que les autorités doivent se préparer pour tous les scénarios, même les plus catastrophiques.

«On est préparés pour ce qu’on appelle du chimique, du biologique et du radiologique. Ça se fait avec nos partenaires. Ceux qui vont être les plus prêts, ce sont les premiers répondants, les pompiers, les policiers, car ce sont souvent des gestes criminels», a souligné l’experte, indiquant que «tout le monde est préparé» et qu’il y aura des lignes de décontamination sur tous les sites de manifestations.

«Les pompiers, que ce soit à La Malbaie ou à Québec, sont équipés pour décontaminer rapidement les personnes avant un transport hospitalier.»

«Les gaz lacrymogènes, c’est un risque chimique, mais on se prépare pour tous les risques chimiques.»

La santé publique souhaite éliminer la présence des contaminants sur les blessés avant qu’ils pénètrent dans le réseau.

«Quiconque a été contaminé par une substance chimique, incluant les gaz lacrymogènes, doit être décontaminé à grande eau avant d’être transporté. Ça, c’est le premier réflexe», dit-elle.

Effets néfastes

Cependant, le CIUSSS a prévu que des personnes affectées puissent se rendre d’elles-mêmes dans les hôpitaux.

«Dans les urgences de la région, il va y avoir de la décontamination aussi sur place.» D’ailleurs, ce sont les effets néfastes des gaz lacrymogènes qui inquiètent spécialement les autorités de la santé publique.

Lors du Sommet des Amériques, en 2001, un grand nombre de citoyens avaient été fortement incommodés par les fumées et plusieurs logements ont été contaminés.

«Ce que l’on veut, c’est que ça ne rentre pas dans les maisons», a mentionné Mme Goupil-Sormany.

En cas d’utilisation de gaz lacrymogènes

Voici les recommandations de la santé publique.

Pour protéger sa maison

  • Fermer les fenêtres
  • Éteindre les climatiseurs
  • Éteindre les échangeurs d’air

Si vous êtes contaminés

  • Retirer les vêtements par le bas
  • Mettre les vêtements dans un sac de plastique
  • Prendre une douche du haut vers le bas
  • Si votre état de santé se détériore, allez à l’hôpital

Si la maison est contaminée

  • Nettoyer à grande eau
  • Jeter les aliments qui ne sont pas scellés
  • Louer un aspirateur pour éliminer la présence de poudre