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[PHOTOS] G7: des touristes surpris par la sécurité

Sécurité G7 -  Château Frontenac
Catherine Bouchard

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La sécurité dans le Vieux-Québec et au centre-ville était fort impressionnante jeudi après-midi, prenant par surprise des touristes qui n’étaient pas au courant de la tenue du G7 en sol québécois.

Plusieurs touristes se baladant au centre-ville hier étaient impressionnés de voir les rues si désertes et les imposantes mesures de sécurité. «Ce n’est pas normal, nous étions ici [sur la Grande Allée] hier et il y avait beaucoup plus de monde», a indiqué Nancy Kucera, venue de la Caroline du Nord, qui n’était pas au courant du sommet avant de débarquer à Québec.

Accompagnée de son mari, elle était bien déçue de ne pas pouvoir vivre un dîner au célèbre Château Frontenac avant de reprendre l’avion. «Ils ont annulé notre réservation. Si on ne loge pas au Château, on ne peut pas entrer voir ou même aller manger», a déploré la touriste américaine.

Sécurité G7 -  Château Frontenac
Photo Catherine Bouchard

Une importante quantité de représentants des forces de l’ordre étaient d’ailleurs postés près du Château Frontenac, puisque plusieurs dignitaires et leurs représentants y sont hébergés.

«À la Gendarmerie royale du Canada, en vertu d’un traité international, on doit s’occuper d’assurer la sécurité des chefs d’État et leurs représentants. On doit s’occuper de la sécurité des dignitaires aussi», a indiqué Geneviève Byrne, porte-parole au Groupe intégré de la sécurité (GIS) pour le G7.

Des clôtures ont également été installées autour de l’hôtel, à partir du site de la terrasse Dufferin. Il y a également d’énormes glissières de béton qui bloquent l’accès à la terrasse, mais les piétons peuvent tout de même continuer d’y accéder.

Sécurité G7 -  Château Frontenac
Photo Catherine Bouchard

Celles-ci ont pour but d’éviter toute menace et d'assurer la sécurité non seulement des politiciens et autres dignitaires, mais aussi celles des citoyens, précise Mme Byrne.

Tourisme perturbé

Marco Della Giustina, venu d’Espagne pour visiter le Québec, croyait que les perturbations seraient dans Charlevoix. «J’espère que ce ne sera pas comme en 2001, à Gênes en Italie. C’était un vrai désastre» a-t-il laissé tomber, visiblement déçu d’apprendre que son séjour au Québec serait finalement dérangé par des manifestations. «J’espère que le Black Bloc ne viendra pas, il cause toujours des problèmes et des désastres», a-t-il ajouté.

Françoise Dieupart, originaire de France, savait qu’il y aurait des dérangements en lien avec le G7, durant son séjour. Elle est venue malgré tout pour visiter son fils. «Ce qui est gênant, c’est que l’on n’arrive pas à voir tout ce que l’on veut», déplore-t-elle, alors que l’accès à une partie des plaines d’Abraham a été fermé. «Il y a pas mal de policiers et on entend beaucoup d’hélicoptères, ça fait un peu peur», termine-t-elle.

Pas intimidés par le G7

Alors que plusieurs groupes d’étudiants ont annulé leur voyage à Québec en raison du G7, une quarantaine d’élèves du Nouveau-Brunswick ont décidé de suivre leur plan initial.

Arrivés mercredi, les voyageurs âgés de 13 et 14 ans visitaient le centre-ville de Québec pour la première fois, jeudi.

Sécurité G7 -  Château Frontenac
Photo Catherine Bouchard

«Nous n’avons pas été ralentis dans notre programme», a indiqué l’enseignant qui les accompagne, Guillaume Leblanc. Ce dernier n’était par ailleurs pas intimidé par les imposantes mesures de sécurité et la présence policière accrue en ville. «Il y a beaucoup de sécurité, on sait qu’il y aura du mouvement, mais nous avons un programme à suivre», a-t-il indiqué.

Les hôtels étant pour la plupart très occupés à Québec, le groupe loge donc du côté de Lévis.

Les calèches en congé

Par ailleurs, la compagnie Calèches Québec a cessé toutes ses activités jeudi midi et elles sont suspendues pour une durée indéterminée. «Les commerces sont fermés, les gens du gouvernement sont partis et tout le monde fait peur à tout le monde, donc on a peur pour nos chevaux et nos employés», laisse tomber le propriétaire, Simon Mainguy.

Sécurité G7 -  Château Frontenac
Photo Catherine Bouchard

Du côté de Calèches du Vieux-Québec, c’est «business as usual», indique le propriétaire, Danny Doyle. «Le parcours est modifié, par contre. Nous n’irons pas près du Centre des congrès ni près du parlement. Nous ferons un parcours intramural», indique-t-il.

– Avec la collaboration d’Elisa Cloutier