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Le niveau de menace demeure «modéré»

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Un groupe antiémeute qui arrive sur place.

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Quelques heures avant le début des premières manifestations, jeudi, dans la Vieille Capitale, en marge du Sommet du G7, la police évaluait toujours que le niveau de menace était « modéré ».

« C’est encore la même chose, on a le même topo sur les manifestations. La majorité de ces organisateurs-là nous ont contactés pour nous donner les trajets. Il y a également de petites manifestations qui n’ont pas vraiment d’envergure, c’est plus des rassemblements dans un parc, donc ça, ça ne nécessitera pas notre présence », a indiqué l’inspecteur Réjean Pleau du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) lors d’une mêlée de presse en après-midi.

Un gros point d’interrogation demeurait toutefois avec les perturbations annoncées vendredi.

Plusieurs manifestants se sont donné rendez-vous très tôt au restaurant Normandin sur le boulevard Sainte-Anne à Beauport. Les policiers ignoraient toujours leurs intentions.

« On n’a pas encore le tracé, on essaie de rentrer en communication avec les organisateurs et on va essayer jusqu’à la dernière minute. On va être présents aussi sur place avec notre équipe pour leur parler et [donner] les informations nécessaires pour qu’ils puissent faire une manifestation de façon pacifique, c’est notre but. »

Grenades controversées

Discret sur les « stratégies » policières qui risquent d’être déployées durant les deux jours du Sommet, Réjean Pleau se contente de rappeler que la protection des citoyens et des biens demeure la priorité.

« Tout ce que vous devez savoir, c’est qu’on est prêts et lorsqu’il va y avoir des manifestations, il va y avoir des équipes en nombre suffisant pour les encadrer », a-t-il laissé tomber.

M. Pleau n’a pas été plus loquace au sujet de l’utilisation potentielle de certaines armes de contrôle de foule controversées comme les grenades assourdissantes « Rubber Ball Blast Grenade », lesquelles inquiètent Amnistie internationale.

« On ne discutera pas de ça aujourd’hui. » Ces grenades, qui font partie de l’arsenal du SPVQ, ont pourtant été bannies de celui du SPVM récemment à Montréal en raison des « risques » qu’elles représentent. Rappelons qu’un manifestant a perdu l’usage d’un œil en 2012 dans la métropole.

Moins de gaz qu’en 2001

Quant aux gaz lacrymogènes, l’inspecteur Pleau assure que, quoi qu’il arrive, les résidents de Québec ne revivront pas le même cauchemar qu’au Sommet des Amériques en 2001.

« On a présentement du matériel qui produit moins de gaz, qui va prendre moins d’ampleur. Toutes ces choses-là sont décidées au niveau des stratégies et on essaie d’utiliser le meilleur outil pour la situation qu’on a. »