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Des effectifs justifiés, estime un ancien directeur du SPVM

Comission Chamberland
Photo Ben Pelosse Marc Parent
Ex-chef du SPVM

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L’ancien directeur du Service de police de la ville de Montréal (SPVM), Marc Parent, qui coordonnait les opérations de sécurité aux abords des différents périmètres lors du G7, affirme que les nombreux effectifs mobilisés à Québec, La Malbaie et à Bagotville étaient « essentiels », même s’ils n’ont pas été « pleinement utilisés ».

Le chef de direction du Corps canadien des commissionnaires, un OSBL qui emploie près de 4000 anciens militaires et policiers de la GRC, admet que le Sommet du G7 a été moins « menaçant » que les forces de l’ordre ne l’avaient planifié. Toutefois, une telle planification était « nécessaire », indique-t-il.

À elle seule, la facture liée à la sécurité pourrait dépasser 500 M$, si on la compare aux coûts reliés à la sécurité des sommets du G8 et du G20, tenus en juin 2010 en Ontario. Rappelons qu’une clôture de 3,8 M$ a été érigée autour du Manoir Richelieu et qu’une prison temporaire d’un million $ a été aménagée à Clermont. Près de 10 000 fonctionnaires ont obtenu un congé forcé et une douzaine d’écoles ont été fermées.

Les forces de l’ordre n’ont pas voulu dévoiler leur nombre d’effectifs sur le terrain, mais selon nos informations, plus de 8000 policiers ont été mobilisés pour le G7.

« Ça fait partie des défis. Il est très difficile de prévoir en matière de manifestations, parce que des fois, eux-mêmes ne savent pas comment ça va lever. Ils lancent un appel à tous, mais ne savent pas comment ça va réagir », a indiqué Marc Parent, précisant que la situation devient souvent un peu plus claire, à peine quelques heures avant le début de l’événement.

Plus de 500 gardiens de sécurité

Même si la situation est demeurée calme dans l’ensemble, M. Parent précise par ailleurs que les quelque 500 gardiens de sécurité sous sa gouverne ont été « très occupés ». « Le déploiement a roulé au maximum, il y avait beaucoup de va-et-vient, nous n’avons pas eu de moments de répit », a-t-il ajouté, précisant que la mobilisation d’autant de gardiens était « justifiée ».

Une bonne partie d’entre eux s’occupaient de fouiller, de scruter les sacs des centaines de journalistes à l’aide de détecteurs de métal, rayons X et fluoroscopie, à l’entrée du Centre des médias, aménagé au Centre des congrès.

« Notre mandat était aussi d’assurer l’étanchéité des différents périmètres, pour sécuriser les gens, les délégués et les participants, question de laisser les policiers faire leur travail et se concentrer sur les manifestations ».