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Soupirs de soulagement

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Tant pis pour ceux qui se désolent qu’il n’y ait pas eu de débordement et trop de policiers à Québec en marge du Sommet du G7.

Je pense au contraire qu’on peut dire un gros bravo tant aux autorités, qui ont été très prévoyantes, qu’aux services policiers qui, bien que très nombreux, se sont malgré tout faits plutôt discrets dans les secteurs touristiques. L’effort concerté a eu un effet dissuasif et le résultat s’avère très convaincant.

Traumatisés par les expériences passées, notamment lors du Sommet des Amériques en 2001, les commerçants et résidents de la haute-ville ont retenu leur souffle sans trop savoir. Les services de sécurité parlaient d’une menace de niveau modéré, toutefois il fallait se préparer au cas où des têtes brûlées débarquent.

Pour cette raison, la décision d’avoir suspendu les travaux à l’Assemblée nationale et d’avoir donné congé aux fonctionnaires était judicieuse. Je maintiens qu’on aurait dû, dans cette même optique, déplacer ceux de l’hôtel de ville de Québec. Car on ne savait pas, et que c’était une question de sécurité.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, disait vendredi que «prendre des précautions dans une situation semblable, c’est toujours une bonne chose. » Voilà.

La même logique s’appliquait aux commerçants qui ont décidé de fermer ou de placarder. Dans le meilleur des scénarios, il n’y a pas de casse et de débordement, et la vie continue. Mais on était prêt au cas où, parce que ça se peut et ça s’est vu ailleurs.

Droit de manifester

La violence et les dommages aux propriétés n’ont pas leur place dans un débat démocratique. Les gens qui souhaitaient manifester pacifiquement pour porter un message pouvaient le faire, peu importe la présence importante de policiers.

Puis notre belle ville patrimoniale, on en est fiers. On vit en paix dans un milieu où le taux de criminalité se maintient parmi les plus bas au monde, et on veut que ça continue. Un message a donc été passé on ne peut plus clairement en fin de semaine à Québec : les casseurs, on n’en veut pas ici, et ils peuvent bien aller se faire voir ailleurs.