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G7: 12 étapes qui résument la chicane entre le Canada et les États-Unis

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Photo Reuters

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Si vous avez décidé de vous terrer dans une grotte sans WiFi cette fin de semaine et qu’à votre départ, Justin Trudeau et Donald Trump étaient en train de se serrer la pince candidement, vous êtes probablement aujourd’hui surpris de voir que la guerre est presque déclarée entre les deux pays.

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L’escalade s’est faite rapidement et de façon agressive. 

Voici pourquoi les choses se sont envenimées aussi rapidement:

1. Le 31 mai, Donald Trump instaure ses taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium. Une décision qui touche le Canada, le Mexique et l'Union européenne. Un nuage gris vient alors assombrir le G7, qui s’amorce quelques jours plus tard.

2. Justin Trudeau, comme tout amateur de danse, n’aime pas se laisser marcher sur les pieds. Il riposte en imposant à son tour des sanctions aux États-Unis pouvant aller jusqu’à 16,6 milliards de dollars canadiens.

3. Trudeau ne s’explique pas comment le Canada peut être considéré comme une «menace nationale» aux yeux des États-Unis. Qu’à cela ne tienne, le sommet est dans quelques jours. Ça sera le moment de mettre les choses au clair... ou pas.

4. 8 juin, le G7 s’ouvre à La Malbaie. Donald Trump débarque dans Charlevoix à bord d’Air Force 1.

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Avant de fouler le tarmac ultra-sécurisé de Bagotville, il aurait laissé entendre que le G7 était une distraction à son sommet avec Kim Jong-un le 12 juin.

5. Dans une série de déclarations, Trump écorche la gestion de l’offre du Canada dans le secteur laitier et affirme que le pays fait une erreur en imposant des sanctions tarifaires aux États-Unis.

6. Avant de quitter la Belle Province, Trump qualifie tout de même sa relation avec le Canada d’excellente, en mentionnant que «Justin fait une très bonne job» pour le G7.

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7. Malgré les discordes entre les États-Unis et le Canada, Justin Trudeau annonce à la clôture du G7 une belle entente unanime d’un paquet d’affaires économiques importantes. En point de presse, Justin qualifie à nouveau d’«insultants» les tarifs sur l’acier et l’aluminium imposés par les Américains.

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8. Les propos de Justin se rendent à bord de l’avion de Trump, alors en route vers l’Asie. L’imprévisible président américain est fâché, se ravise et décide de se retirer de ladite déclaration consensuelle entre les sept pays. Le G7 se transforme alors en G6... +1?

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9. La Maison-Blanche qualifie alors de «trahison» les propos tenus par Justin Trudeau lors de sa conférence de presse.

10. Un conseiller de Trump en rajoute en expliquant qu’il «y a un siège réservé en enfer pour tout dirigeant étranger qui s’engage dans une diplomatie de la mauvaise foi avec Donald Trump et tente de le poignarder dans le dos quand il s’en va».

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11. Après cette série de frasques du président américain, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, décide de ne pas embarquer dans le petit jeu d’insultes de leur homologue américain, ne jugeant «pas utile» cette façon de faire.

12. À Singapour, Donald Trump ne décolère pas et continue de faire vaciller la relation entre les deux pays nord-américains en utilisant Twitter pour exprimer sa frustration contre le Canada.

Des experts jugent que la façon de faire du président fait trembler l’ordre international établi depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale et que son unique allié pourrait maintenant être l’autre puissance économique, la Chine.

Pas étonnant que Justin Trudeau ait perdu les sourcils.