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Le fédéral répond plus vite aux courriels rédigés en anglais

Raymond Théberge, le nouveau commissaire aux langues officielles du Canada
PHOTO BORIS PROULX Raymond Théberge, le nouveau commissaire aux langues officielles du Canada

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OTTAWA | Les courriels envoyés en français aux ministères fédéraux obtiennent un plus long délai de réponse que ceux rédigés en anglais, calcule le commissaire aux langues officielles.

Cela fait partie des observations inscrites au tout premier rapport annuel du commissaire Raymond Théberge, entré en fonction en début d'année.

Plus de la moitié (51%) des 894 plaintes reçues par son bureau au cours de l’année sont au sujet de problèmes de service au public.

Le nombre de plaintes est en baisse de 12% par rapport à l’année précédente, qui était une année record d’insatisfaction en matière de langues officielles.

Son bureau a aussi envoyé des gens tester une dizaine d’institutions fédérales pour vérifier si leurs services en personne et en ligne respectaient les langues officielles.

Résultat : il a constaté que le service était systématiquement plus lent si on s’adresse aux institutions fédérales en français par courriel ou en remplissant des formulaires en ligne.

Les pires institutions parmi les 10 observées sont l’Agence des services frontaliers du Canada, Ressources naturelles Canada, la Banque de développement du Canada et Anciens combattants Canada.

De plus, pour 4 aéroports visités (Ottawa, Québec, Winnipeg et Moncton), le service n’était disponible dans les deux langues que 61% du temps auprès des employés de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien.

Pourtant, ces employés accueillaient les voyageurs avec un « Bonjour / Hi » lors de 70% des visites, ce qui signifie que certains voyageurs reçoivent une salutation en français sans qu’un vrai service existe dans cette langue.

« Je crois que les administrations aéroportuaires ne sont pas au courant de leurs obligations dans la loi », a ajouté le commissaire.

On apprend aussi dans le rapport que l’entente secrète entre le gouvernement fédéral et Netflix a été l’objet de 4 plaintes sur son omission de précision sur le contenu en français. Les enquêtes sur ce sujet ne sont pas terminées.