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Sobre depuis 8 ans: Sylvain Marcel a eu peur de mourir

Le comédien s’est débarrassé de ses dépendances à l’alcool et aux drogues

Sylvain Marcel fêtera, le 28 septembre, neuf années de sobriété. Il a vécu des problèmes d’alcool et de drogue qui l’ont mené six fois à l’hôpital et qui lui ont fait perdre du travail et beaucoup d’argent.
Photo Yves Leclerc Sylvain Marcel fêtera, le 28 septembre, neuf années de sobriété. Il a vécu des problèmes d’alcool et de drogue qui l’ont mené six fois à l’hôpital et qui lui ont fait perdre du travail et beaucoup d’argent.

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Sobre depuis huit ans, Sylvain Marcel a levé le voile, récemment, sur ses problèmes de consommation. Un mode de vie toxique, où l’alcool et la drogue l’ont cassé physiquement, lui ont fait perdre beaucoup d’argent et l’ont amené six fois à l’hôpital. Il a même cru qu’il allait en mourir.

« J’ai eu l’excellente idée, un bon matin, après quelques nuits d’insomnie, de demander de l’aide. J’ai dit “aidez-moi”, et ces deux mots m’ont sauvé la vie. Heureusement, parce que je ne serais pas vivant aujourd’hui. Je serais mort », a laissé tomber le comédien.

Le comédien révèle s’être retrouvé en cure fermée de 28 jours, il y a huit ans, après avoir atteint le fond du baril.

« J’ai fait beaucoup de tort autour de moi. Je n’avais pas de volonté, j’étais méchant et menteur. Je me disais que c’était pour être la dernière fois et ça n’arrêtait pas. Un bon matin, je n’en pouvais plus. Je ne savais plus quoi faire et j’ai demandé de l’aide à mon gérant de l’époque », a-t-il indiqué.

En mode survie

Sylvain Marcel confie qu’il était quotidiennement en mode survie, durant ses problèmes de consommation.

« J’arrivais à cinq heures sur le plateau de tournage et j’étais convaincu que je n’étais pas pour passer au travers de la journée. Je me disais que j’étais pour mourir. J’ai aujourd’hui du plaisir à aller sur un plateau de tournage. Je sais mon texte et c’est extraordinaire », a-t-il dit.

Il raconte que ses problèmes de consommation lui ont fait perdre des contrats et beaucoup d’argent.

« Je n’étais pas capable d’arrêter. Mon comptable m’a appelé à un moment donné pour me dire que je faisais trop de retraits. J’avais des frais de retrait de 400 $ par mois. Aujourd’hui, je suis riche et de l’argent, j’en ai », a-t-il laissé tomber, ajoutant qu’il avait transféré cette dépendance vers la voile et que sa vie était aujourd’hui extraordinaire.

Sylvain Marcel précise qu’il était tellement dans un état de déni qu’il avait complètement oublié que son père avait fréquenté les Alcooliques anonymes et que cette aide existait.

« Ça fait presque neuf ans que je m’en suis sorti et j’en suis fier. Je me suis dit que ça pouvait peut-être aider un pauvre diable ou la fille qui consomme seule et qui a envie de mourir. Il y a des alternatives et c’est possible de vivre sans consommer. La thérapie m’a montré qu’il y avait d’autres façons de vivre et que c’était possible de vivre sans ça. Je suis aujourd’hui un nouvel homme », a-t-il lancé hier, lors d’un entretien.

Un coup de pouce

Le comédien a accepté d’être le porte-parole de la première campagne de financement de l’organisme communautaire Le Rucher, qui vient en aide aux personnes qui ont des problèmes de dépendance aux substances psychoactives, à l’alcool et aux médicaments.

Il n’a pas hésité une seule seconde, lorsqu’il a été approché par cet organisme de Saint-Augustin-de-Desmaures, qui est venu en aide à 5000 personnes depuis 1990.

Le Rucher souhaite recueillir 150 000 $, au cours des trois prochaines années afin d’aller plus loin dans son offre de services et mieux aider les gens dans leur réinsertion sociale, une fois leur thérapie terminée.

« J’ai senti un poids de responsabilité et je me suis demandé si j’étais capable de faire ça. J’ai rencontré les gens du Rucher et ça a cliqué tout de suite. On parlait le même langage », a-t-il mentionné lors d’une conférence de presse.

Sylvain Marcel fêtera le 28 septembre ses neuf ans de sobriété.

« Je vais fêter ça avec un gâteau et me bourrer la face », a-t-il lancé.


♦ On peut obtenir plus d’information sur le Centre Le Rucher à l’adresse centrelerucher.org.