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Faire la classe en plein air

Les aménagements permettant d’enseigner à l’extérieur se multiplient dans les écoles de Québec

À l’école primaire Marguerite-
Bourgeoys, dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, l’enseignant Gilles Chamard enseigne des notions de mathématiques à l’extérieur à ses élèves de troisième année.
Photo Daphnée Dion-Viens À l’école primaire Marguerite- Bourgeoys, dans le quartier Saint-Sauveur à Québec, l’enseignant Gilles Chamard enseigne des notions de mathématiques à l’extérieur à ses élèves de troisième année.

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Les écoles de Québec sont de plus en plus nombreuses à aménager leur cour afin de permettre aux enseignants d’y faire la classe à l’extérieur, un concept qui gagne en popularité dans le réseau scolaire.

Dans la région de Québec, l’école primaire Jeunes-du-Monde dans Limoilou a été l’une des pionnières à ce chapitre, en aménageant l’an passé dans sa cour de récréation la toute première classe extérieure, faite de bancs en bois.

Cette année, d’autres écoles ont emboîté le pas, comme l’école primaire Marguerite-Bourgeoys dans le quartier Saint-Sauveur. Avec la collaboration de Nature Québec, des installations en bois ont été construites ce printemps sous deux grands arbres dans la cour, permettant aux élèves de s’asseoir à l’ombre pour lire ou écouter les explications de leur enseignant. Des bacs intégrés au mobilier ont aussi permis aux élèves de s’initier au jardinage, en y plantant des fines herbes et des framboisiers.

À l’école primaire Saint-Fidèle, dans le Vieux-Limoilou, l’enseignante Laurianne utilise à l’occasion le nouvel aménagement extérieur pour faire la classe en plein air.
Photo Stevens Leblanc
À l’école primaire Saint-Fidèle, dans le Vieux-Limoilou, l’enseignante Laurianne utilise à l’occasion le nouvel aménagement extérieur pour faire la classe en plein air.

Lors du passage du Journal cette semaine, l’enseignant Gilles Chamard en a profité pour réviser des notions de mathématiques en plein air avec ses élèves, grâce à un tableau blanc installé sur un meuble à roulette. Des tablettes avec des pinces sont aussi fournies pour permettre aux élèves d’écrire en plein air. Les enfants, visiblement, adorent l’expérience. « Ici, on a de l’air et du soleil. C’est plus l’fun qu’en classe ! » lance Amy, une élève de troisième année.

La directrice Mylène Desbiens est ravie de ce nouvel aménagement, qui permettra d’échapper à l’inconfort des chaudes journées d’automne, lors des premières semaines de la rentrée. « Puisqu’on est situé au centre-ville dans un îlot de chaleur, il fait souvent plus chaud à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est vraiment un atout », lance-t-elle.

Bénéfices

Dans la région de la capitale, l’organisme Nature Québec a collaboré à l’aménagement de classes extérieures dans quatre écoles cette année, et d’autres projets semblables sont prévus l’an prochain. Selon différentes recherches, les élèves qui passent du temps à l’extérieur sont de manière générale plus en santé, plus heureux et plus créatifs.

À l’école primaire Saint-Mathieu, à Sainte-Foy, les nouveaux bancs en bois installés l’automne dernier permettent aux élèves de s’y asseoir et d’écrire comme sur un pupitre. Ils sont aussi utilisés par des enfants du service de garde qui y font leurs devoirs en fin de journée.
Photo Stevens Leblanc
À l’école primaire Saint-Mathieu, à Sainte-Foy, les nouveaux bancs en bois installés l’automne dernier permettent aux élèves de s’y asseoir et d’écrire comme sur un pupitre. Ils sont aussi utilisés par des enfants du service de garde qui y font leurs devoirs en fin de journée.

Selon un sondage réalisé ce printemps par la Fondation Monique-Fitz-Back pour l’éducation au développement durable auprès de 374 intervenants du réseau scolaire québécois, 15 % des répondants qui réalisent des activités pédagogiques à l’extérieur le font dans une classe extérieure aménagée dans la cour de l’école, qu’ils apprécient beaucoup.