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Intervention politique pour Saint-Coeur-de-Marie: le maire Labeaume nie avoir demandé de mentir

Intervention politique pour Saint-Coeur-de-Marie: le maire Labeaume nie avoir demandé de mentir
Photo d'archives, Stevens Leblanc

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Le maire Régis Labeaume confirme que la décision de bloquer le projet de l'église Saint-Coeur-de-Marie était «politique», mais nie avoir demandé à un directeur de «mentir».

Le maire de Québec a réagi à l'article du Journal, qui révélait en fin de semaine que le directeur des grands projets à la Ville, Charles Marceau, a déclaré sous serment que la décision de bloquer le projet immobilier de Louis Lessard sur le site de l’église Saint-Cœur-de-Marie était «politique» et «non rationnelle». Une information qui apparaît dans une requête pour amender la poursuite maintenant de 17 millions $ contre la Ville.

Selon le document, les «autorités politiques» auraient ordonné à Charles Marceau «de mentir à Louis Lessard sur les véritables raisons de leur volte-face et de ne pas mentionner ledit sondage», souligne la requête signée par l’avocat Jacques Larochelle.

«C'est faux. On n'est pas au premier mensonge dans ce dossier-là. Évidemment, jamais personne n'a demandé à M. Marceau de mentir. C'est totalement ridicule. Mais vous savez, dans les allégations de ceux qui poursuivent, il y en a eu, des mensonges. C'est pas le premier, on est habitués», a riposté M. Labeaume lundi.

Le maire a souligné que les extraits de témoignage de Charles Marceau sont passés par le filtre de l'interprétation de la partie adverse. «C'est l'interprétation qu'ils font du témoignage de M. Marceau. Nous, on n'a pas la même interprétation. (... ) Comme ils interprètent les choses de façon très bizarre depuis le début du dossier, on n'est pas surpris.»

D'autre part, le maire admet que les raisons qui ont poussé à refuser le projet étaient politiques. «(Charles Marceau) a raison.» Sans vouloir élaborer davantage, puisque le dossier est en cour, le maire a affirmé qu'il se gardait des munitions pour le tribunal.

Le sondage qui aurait orienté la décision de l'administration Labeaume d'exiger la préservation de l'église portait sur la perception du public par rapport au bâtiment religieux. «Ça disait que les gens adoraient l'église.»