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Projet-pilote pour des traverses piétonnières plus sécuritaires

Quebec
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC Projet pilote de la ville de Quebec avec une traverse piétonnière sur la rue Salaberry pour les résidents de la résidence pour personnes âgées du St Patrick a Quebec, lundi le 18 juin 2018. Le maire Régis Labeaume et la conseillère Genevieve Hamelin. STEVENS LEBLANC/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI)

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La Ville de Québec implantera une traverse pour piétons nouveau genre devant une résidence pour personnes âgées de Montcalm dans l’espoir d’améliorer la sécurité et d’étendre son utilisation en ville.

Les 400 aînés de la résidence Le Saint-Patrick, sur Salaberry, vivent près des Halles Cartier, mais hésitent souvent à s’y rendre, car la traverse piétonnière pour y accéder leur donne la frousse. La Ville de Québec a décidé de remédier à la situation.

Dès l’automne, elle installera de nouveaux aménagements pour faciliter la vie des marcheurs. Les trottoirs s’avanceront plus loin dans la rue et on installera des feux stroboscopiques qui pourront être activés par les piétons, les rendant plus visibles pour les automobilistes.

Lundi, le maire Régis Labeaume, était entouré de plusieurs résidents pour en faire l’annonce. «Il y a des gros dossiers dans la vie municipale comme l’amphithéâtre ou le système de transport structurant. Il y a des dossiers importants comme celui-ci», a-t-il fait valoir.

Le directeur du service du transport et de la mobilité, Marc Des Rivières, a indiqué que la Ville en fait un projet-pilote d’un an, dans l’objectif de tester la technologie et de l’étendre à d’autres endroits, comme près des écoles. Le système «expérimental» n’existe nulle part à Québec pour le moment.

«Il y a 9000 véhicules qui circulent sur Salaberry tous les jours. Ce n’est pas toujours facile de traverser entre deux intersections», a-t-il illustré. Les études démontrent que ce type d’aménagements fonctionne bien, dit-il. «L’ensemble de l’intervention coûte 40 000 $.»

Pour Étienne Grandmont, d’Accès Transports viables, cette solution est une bonne idée. «Dans des endroits comme ça, près d’un parc, d’une école, d’une résidence pour personnes âgées, c’est super pertinent. Les automobilistes ne respectent pas les traverses piétonnes. Dans des cas précis, ça peut être utile d’ajouter un bouton qui va rendre très visible» la traverse.

Le conseiller du district, Jean Rousseau, se réjouissait que cette solution soit implantée, lui qui en avait fait une promesse électorale. «Je me suis fait le porte-parole auprès de l’arrondissement, auprès de la Ville. Ça faisait longtemps que c’était demandé, et enfin, on l’a.»