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Le massothérapeute aux mains longues restera détenu

Le tribunal refuse de libérer Jean-François Morrison qui aurait fait 26 victimes

Jean-François Morrison
Photo courtoisie, Police de Saint-Jérôme Jean-François Morrison

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Le massothérapeute de Saint-Jérôme accusé d’avoir agressé sexuellement 26 patientes, dont une mineure, devra rester derrière les barreaux jusqu’à son procès.

Le tribunal a refusé ce matin de libérer Jean-François Morrison dans l’attente de la suite des procédures judiciaires, notamment en raison de la gravité des crimes allégués et de leur répétition. Même si l’homme de 37 ans a offert d’importantes garanties financières, la juge Nancy McKenna a estimé que sa libération pourrait miner la confiance du public en l’administration de la justice.

En rendant sa décision, la magistrate a d’ailleurs rappelé la liste des actes reprochés au massothérapeute à la suite de l’enquête de la police de Saint-Jérôme et de la Sûreté du Québec.

Une de ses présumées victimes a notamment confié que Morrisson lui aurait offert un verre d’eau et qu’elle aurait ensuite eu un «black out» lors du massage. Elle se serait réveillée nue sur le lit, avec du sang à l’entrejambe et des douleurs. Elle dit avoir alors contracté une infection transmissible sexuellement.

Des plaignantes ont raconté avoir dû intimer à l’accusé de cesser ses attouchements, tandis que d’autres seraient restées figées pendant les gestes allégués.

Morrison avait été appréhendé à la mi-avril à la suite de trois premières plaintes. Après la médiatisation de son arrestation, le nombre de ses présumées victimes a littéralement explosé.

Entre août 2015 et mars 2018, il aurait profité de séances de massage pour effectuer des attouchements sexuels sur plus de deux douzaines de clientes âgées entre 17 à 40 ans. Il est aussi accusé d’avoir rendu accessible une image intime sans le consentement de sa victime alléguée.

Pour obtenir que Morrisson demeure incarcéré, la poursuite a soutenu que le risque de récidive était important et insisté sur le grand nombre de victimes et leur vulnérabilité. En défense, on a rappelé en vain que l’accusé n’avait pas d’antécédents judiciaires et qu’il n’était pas en situation d’autorité lors des agressions alléguées.

Morrisson, qui risque une peine de dix ans de prison, reviendra devant le tribunal le 18 juillet afin que soit fixée une date pour son enquête préliminaire.

– Avec la collaboration de Christian Plouffe

  •  Toute information au sujet de Jean-François Morrison peut être transmise de façon confidentielle à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.