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Les impacts des fermetures de nombreuses zones de pêche

Les impacts des fermetures de nombreuses zones de pêche
Photo d'Archives

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Les conséquences des fermetures de zones de pêche en Gaspésie commencent à se faire sentir dans l'est du Québec. Une usine de transformation de homard de Rimouski ne fonctionne plus depuis déjà quelques jours parce qu'elle n'arrive plus à s'approvisionner en homard.

«On perd la moitié des captures en Gaspésie, donc ça a pour effet immédiat de faire augmenter les prix», indique Bill Sheehan vice-président de l'usine E. Gagnon et fils, située à Sainte-Thérèse-de-Gaspé.

Puisque le crustacé coûte plus cher à la base, il devient plus difficile à rentabiliser pour les entreprises qui le transforment. Les quelque 23 employés des Pêcheries de l'Estuaire de Rimouski sont donc privés de leur gagne-pain.

«Il y a des gens qui espéraient faire des heures pour se qualifier à l'assurance-emploi. Donc, on va devoir faire appel au programme d'aide d'Emploi-Québec pour pallier ce manque à gagner pour les employés», explique le président des Pêcheries de l'Estuaire Henry Clapperton.

Du côté de Pêches et Océans Canada, on se dit bien conscient des effets de ces mesures pour les pêcheurs et les ouvriers des entreprises de transformation. On indique travailler en vue de remédier à cette situation. On dit aussi vouloir collaborer avec l'industrie pour savoir si une pêche pourrait être possible à un autre moment, en vue de compenser les jours de pêche perdus.

Des impacts pour le consommateur?

Pour le moment, le prix du homard est stable dans les poissonneries, mais ce prix est appelé à changer dans les prochaines semaines.

«C'est plus facile pour les grosses poissonneries qui ont plusieurs bassins et donc plus de homards en réserve, mais pour les plus petites entreprises, c'est certain que ça va finir par avoir un impact», souligne Jules Lemieux, le propriétaire du marché de poisson Lemieux, à Rimouski.

Pêches et Océans Canada ordonne la fermeture de zones de pêches dès que des baleines noires y sont observées. Une décision qui est prise dans le but de préserver l’espèce, qui compterait moins de 450 individus dans tout l'Atlantique Nord.

L'année dernière 12 baleines noires sont mortes en eaux canadiennes.