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Bouchard à Syracuse

Il quitte les Huskies de Rouyn-Noranda pour devenir l’adjoint de Benoît Groulx dans la LAH

Gilles Bouchard derrière le banc des Huskies lors d’un match de l’équipe au centre Vidéotron, à Québec.
Photo d’archives, Jean-François Desgagnés Gilles Bouchard derrière le banc des Huskies lors d’un match de l’équipe au centre Vidéotron, à Québec.

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Après avoir vu André Tourigny passer chez les professionnels en 2013, les Huskies de Rouyn-Noranda ont appris que son successeur, Gilles Bouchard, faisait de même, mardi matin. L’homme de hockey a signé un contrat de trois saisons pour devenir l’adjoint de Benoît Groulx avec le Crunch de Syracuse, le club-école du Lightning de Tampa Bay.

Le natif de Normandin avait été approché par la formation floridienne, mais les choses ont vraiment déboulé le week-end dernier lors du repêchage de la LNH à Dallas.

Bouchard a rencontré le directeur général adjoint du Lightning Julien Brisebois vendredi matin, et les deux partis ont conclu une entente dimanche.

« Je suis très content. Tout au long du processus, j’ai senti que j’étais apprécié. Je suis le destin et je pense que je serai en mesure d’aider l’organisation », a mentionné Bouchard qui avait déjà les deux pieds dans ses nouvelles fonctions à Tampa Bay, où le camp de développement de l’équipe a débuté mardi.

Responsable des attaquants

Le Crunch était à la recherche d’un adjoint de Groulx depuis que Jeff Halpern a été promu au poste d’aide-entraîneur à Jon Cooper avec le grand club.

L’organisation a évalué la candidature de plusieurs entraîneurs, a expliqué Brisebois en entretien téléphonique avec Le Journal.

Des hommes de hockey des trois ligues canadiennes, de l’USHL, des collèges américains ainsi que certains autres ayant déjà l’expérience du hockey pro ont été évalués, et l’organisation a par la suite convoqué une poignée d’entre eux à des entrevues.

Finalement, Bouchard s’est avéré le candidat le plus intéressant.

« Gilles a une super tête de hockey, a dit Brisebois. Il est capable de penser à des stratégies, mais il peut aussi faire en sorte que les joueurs vont exécuter. Il a de l’expérience en tant qu’entraîneur-chef, ce qui est un atout pour notre personnel. Quand on combine tout ça, en plus du fait qu’il était très excité par l’idée de se joindre à notre organisation, il était un candidat très intéressant pour nous. »

Succession

Les Huskies de Rouyn-Noranda devront donc trouver un entraîneur et un directeur général – ou un homme capable de remplir les deux fonctions – avant le début de la prochaine saison.

Bouchard a par ailleurs assuré qu’il était prêt à s’impliquer dans le processus si l’organisation le lui demande.

« Je ne déciderai pas de mon successeur, mais je vais rester impliqué. Je ne veux pas claquer la porte au visage des Huskies. Je vais toujours être là pour eux, à la vie à la mort ! Si je peux les aider dans le processus, ça va me faire plaisir, c’est sûr. »

Bouchard devra également renoncer à ses fonctions avec Hockey Canada, lui qui devait diriger l’équipe canadienne des moins de 18 ans au tournoi Ivan Hlinka, à Edmonton, en août prochain.

Un autre Québécois dans l’organisation

Le Lightning a de nouveau fait confiance à un talent du Québec avec l’embauche de Gilles Bouchard.

L’équipe compte sur Yanni Gourde, Cédric Paquette, Alex Killorn et Louis Domingue dans le grand club, mais aussi sur Mathieu Joseph, Gabriel Fortier et Alex Barré-Boulet dans la filière.

Tout ça sans oublier que Benoît Groulx dirige le club-école de l’organisation et que Julien Brisebois est le directeur général adjoint du Lightning.

Les bons joueurs

Malgré tout, ce dernier ne croit pas nécessairement que la formation floridienne ait un préjugé favorable pour le Québec.

« Notre mandat est de remporter la coupe Stanley et de bâtir une organisation qui va avoir le plus de chances de le faire, a-t-il tout d’abord précisé. Pour faire ça, ça nous prend beaucoup de bons joueurs et peu importe leur provenance.

« Pour trouver des bons joueurs et ensuite les diriger comme il le faut, ça nous prend les bonnes personnes, peu importe leur provenance. Des bonnes têtes de hockey et des bons joueurs, il y en a au Québec, tout comme en Ontario, dans l’Ouest, en Europe, aux États-Unis. Il s’agit de les identifier.

« On a été chanceux dans les dernières années, au Québec. Par contre, on me dit aussi qu’on a eu du succès avec les Russes. En fin de compte, on cherche des bons joueurs de hockey et des bons hommes de hockey. »

Feuille de route

Chose certaine, Bouchard quitte la LHJMQ avec une feuille de route bien remplie.

Il a notamment mené les Huskies de Rouyn-Noranda à la conquête de la Coupe du Président en 2016, et il a été nommé entraîneur-chef de l’année au pays la même année.

Enfin, il a remporté 204 de ses 340 matchs dirigés derrière le banc de la formation abitibienne.

Il avait également dirigé les Estacades de Trois-Rivières dans le midget AAA de 2004 à 2012 avant de se joindre aux Huskies.