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Protestation contre le spectacle «SLAV» de Robert Lepage

Protestation contre le spectacle «SLAV» de Robert Lepage
Photo Agence QMI, TOMA ICZKOVITS

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MONTRÉAL | Un groupe de manifestants a protesté mardi en début de soirée devant le théâtre du Nouveau Monde contre le spectacle «SLAV» de Robert Lepage mettant en vedette Betty Bonifassi.

Protestation contre le spectacle «SLAV» de Robert Lepage
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Présenté dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal, «SLĀV est une odyssée théâtrale à travers les chants traditionnels afro-américains, des champs de coton aux chantiers de chemins de fer, des chants d’esclaves aux chansons de prisonniers recueillies par John et Alan Lomax dans les années 30», peut-on lire dans la description du spectacle.

Protestation contre le spectacle «SLAV» de Robert Lepage
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Pour certains, qui estiment que les «chants d’esclave n’ont pas été écrits pour que puissent en profiter les blanc.he.s», le projet de Robert Lepage et Betty Bonifassi est «irrespectueux et insensible».

N’hésitant pas à parler d’appropriation, ils dénoncent notamment le fait que les deux personnes citées ci-haut soient «toutes deux blanches». C’est pour cette raison qu’ils ont protesté mardi soir, peu avant la première date de ce spectacle prévu jusqu’en juillet.

Protestation contre le spectacle «SLAV» de Robert Lepage
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Dans une déclaration diffusée sur Facebook, Robert Lepage et Betty Bonifassi ont réagi à la controverse.

«Oui, l’histoire de l’esclavage sous ses multiples formes appartient d’abord à ceux et celles qui l’ont subi, et à tous ceux qui en ont hérité, peut-on lire. Mais cette histoire a été écrite par les oppresseurs autant que par les opprimés, par des blancs aussi bien que par des noirs. Et il faut en témoigner, d’abord pour qu’elle soit connue, mais aussi pour éviter qu’elle ne se perpétue.»

À la question de savoir s’ils avaient le droit de toucher à ces sujets, ils ont partagé cette réponse : «Le public en jugera après avoir assisté au spectacle. De notre point de vue, nous avons surtout, blancs ou noirs, un devoir, celui d’aborder les épisodes les plus sombres de l’histoire pour tenter d’en tirer un peu de lumière».