/entertainment/stage
Navigation

Des rires et de la testostérone

Gym Tonic est un divertissement léger et loufoque

Gym Tonic
Photo courtoisie, Catherine Chouinard Réjean Vallée, Christian Michaud, Sarah Villeneuve-Desjardins et Nancy Bernier livrent une performance très physique dans la pièce Gym Tonic.

Coup d'oeil sur cet article

Il y a toujours de l’action dans une salle d’entraînement. Et celle de Gym Tonic ne fait pas du tout exception à la règle avec sa galerie de personnages caricaturaux et des situations totalement loufoques.

Pour sa 54e saison, La Roche à Veillon-théâtre, propose une comédie différente des habituelles aventures estivales qui se déroulent dans un chalet, une maison de campagne ou une cuisine, parsemées des habituels claquages de portes.

Gym Tonic se déroule dans une salle d’entraînement. Un « vrai » gym avec un tapis roulant, un vélo stationnaire, des ballons d’exercice, des haltères et autres appareils de mise en forme.

À l’affiche dans la petite municipalité de Saint-Jean-Port-Joli jusqu’au 1er septembre, Gym Tonic raconte l’histoire de Martine, qui à l’âge de 50 ans, s’est fait larguer après 23 ans de mariage. Déprimée et le cœur en miettes, elle décide de participer à une journée d’essai dans un gym pour se changer les idées et sortir de sa torpeur.

Martine part de loin. Ses dernières activités sportives remontent à ses années de volley-ball en secondaire cinq.

Dès son arrivée dans le gym, Nancy Bernier, qui personnifie Martine, tout de rose vêtue, déclenche les rires. Elle incarne à la perfection cette femme malhabile sur les appareils d’entraînement.

Gym Tonic repose sur une galerie de personnages très représentatifs de ceux que l’on peut voir dans un centre d’entraînement.

Il y a Michel, qui fait plus de social que d’entraînement, Roxanne, qui compte ses calories et qui vient en brûler tous les jours, Bélinda, une jeune coiffeuse qui est abonnée depuis cinq ans, mais qui ne vient que deux fois par an, et l’intense Boule de feu, un homme de peu de mots avec une carrure comme celle de l’Incroyable Hulk.

Identification facile

Les comédiens excellent et sortent de leur zone de confort avec tout le jeu physique associé à cette pièce.

Nancy Bernier joue avec beaucoup de précision, avec ses mimiques et ses maladresses, cette femme qui n’a jamais mis les pieds dans une salle d’entraînement.

Réjean Vallée est méconnaissable dans le rôle du quinquagénaire Michel, Christian Michaud est déroutant dans celui de l’énigmatique Boule de feu et Sarah Villeneuve-Desjardins, en plus de se glisser habilement dans la peau de trois personnages, déploie beaucoup d’énergie.

Gym Tonic est une comédie ultralégère où le rire et les nombreuses situations loufoques sont le carburant de la pièce. Le pastiche du film Titanic, avec la chanson My Heart Will Go On, et la déclaration d’amour entre Bélinda et Boule de feu sont des moments hilarants.

À peu près tous ceux et celles qui ont déjà mis les pieds dans une salle d’entraînement ou qui ont déjà vécu une rupture s’identifient facilement à l’univers de Gym Tonic.

Les chansons prennent un peu trop de place : au retour de l’entracte, au moment où s’amorce un élément de dramaturgie potentiellement intéressant, il est rapidement esquivé, au profit d’une finale de style cabaret divertissante et d’une fin heureuse un peu soudaine.