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Du pain sur la planche

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Photo AFP Le commissaire de la MLB, Rob Manfred, en entrevue durant le Leaders Sport Business Summit 2018, à New York, le mois dernier.

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Le moins que l’on puisse dire, c’est que le commissaire du baseball Rob Manfred a beaucoup de pain sur la planche...

Dans le moment, il s’inquiète de la baisse des assistances aux matchs, il tente de convaincre les dirigeants de la ligue Nationale d’adopter le règlement du frappeur de choix, il doit régler, possiblement d’ici la fin de l’année, le cas des Rays de Tampa Bay et des A’s d’Oakland pour décider s’il y aura déménagement ou encore une expansion et, en fin de compte trouver une façon d’écourter la durée des matchs, une façon qui satisfera les amateurs... et les joueurs !

OUF !!!

À preuve que le métier de commissaire, bien que très bien rémunéré, n’est pas de tout de repos. Sa seule consolation, c’est que la présente entente avec l’Association des joueurs n’expirera qu’en 2022...

Depuis le début de la saison 2018, les amateurs affluent moins aux matchs des 30 équipes du baseball majeur, dans une moyenne de 10 % ou quelque 2000 personnes par rencontre. Vous me direz que dame Nature n’a pas tellement collaboré en avril dernier, mais tout de même, les chiffres indiquent que 19 équipes accusent un déficit aux guichets des billets.

En raison de leur mauvais début de campagne, les Blue Jays de Toronto ont attiré 400 000 spectateurs de moins que l’an dernier tandis que le nettoyage en règle de Derek Jeter, chez les Marlins de Miami s’est traduit par une baisse de quelque 350 000 spectateurs. On pourrait aussi ajouter à cette liste les Orioles de Baltimore qui ont attiré 250 000 amateurs de moins.

Il faut aussi préciser que le prix moyen d’un billet pour assister à un match des majeures est passé de 22,21 $ à 32 $ au cours de la dernière décennie.

Les autorités des majeures se creusent les méninges pour réduire la durée des matchs (en saison régulière) et je doute fort que l’adoption d’un chronomètre pour limiter le temps entre la balle remise au lanceur et son prochain tir, soit pour demain. Certaines ligues mineures ont adopté ce règlement, mais les lanceurs des majeures s’y opposent tout comme leur syndicat.

Une façon d’augmenter les assistances, serait certes le déménagement des Rays et des A’s dans d’autres villes où l’arrivée d’un club majeur susciterait certes plus d’enthousiasme qu’en Floride ou a Oakland. Par exemple, les Marlins n’attirent en moyenne un peu plus de 10 000 personnes par match, les Rays quelque 13 500 et les A’s environ 15 500.

Le frappeur de choix

Il est plus que temps d’uniformiser entièrement les règlements du baseball majeur et pour deux raisons.

D’abord, on a éliminé la différence de la zone des prises dans les deux circuits majeurs en utilisant les mêmes arbitres peu importe la ligue.

Mais, certains dinosaures de la ligue Nationale refusent obstinément d’adopter le frappeur de choix qui est en vigueur dans la ligue Américaine depuis 1973.

Et, il est impensable de croire que l’Association des joueurs accepterait l’abolition de ce règlement, car cela entraînerait des pertes d’emplois.

Quant à la ligue Nationale, il est plus que temps que les propriétaires d’équipes réalisent que personne ne paie un billet pour voir les lanceurs se présenter au bâton et encore moins un lanceur se blesser à une main en tentant de déposer un amorti sacrifice ou se blesser en courant autour des sentiers.

Un gérant de la ligue Nationale est-il un meilleur stratège que son collègue de l’Américaine ? Plus maintenant.

Nous sommes dans l’ère des lanceurs qui sont formés pour être partants durant cinq ou six manches (ou 100 lancers), car ensuite il y a des spécialistes pour les 7e, 8e et 9e manches.

Donc, cet argument ne tient plus la route.

Peut-être que l’entrée en scène de nouvelles têtes dirigeantes, plus jeunes et aux idées moins ancrées dans la tradition, pourrait aider le commissaire à les convaincre !


Nick Markakis, synonyme de régularité

Nick Markakis joue dans les majeures depuis 13 ans et après avoir porté les couleurs des Orioles de Baltimore durant neuf campagnes, il patrouille maintenant le champ extérieur des Braves d’Atlanta depuis quatre saisons.

Malgré une moyenne en carrière qui tourne autour de ,290 et une défensive quasi impeccable (il n’a commis que 25 erreurs), Markakis n’a jamais participé à un match des étoiles.

Toutefois, il est devenu le premier joueur depuis la fin de la Deuxième Grande Guerre, à afficher plus de 2000 coups sûrs, plus de 400 doubles et 1000 points marqués.

Une invitation au match des étoiles qui sera présenté à Washington en juillet prochain serait de mise.

Le roi des doubles jeux

Albert Pujols est l’un des meilleurs frappeurs de son époque ce qui ne l’empêche pas de frapper dans des doubles jeux.

L’an dernier, il est devenu le roi des doubles jeux, un record peu enviable, alors qu’il a devancé Cal Ripken dans ce domaine avec un total de 368.

Il va sans dire que Pujols frappe la balle avec autorité, mais il est très lent, ce qui explique qu’il a toujours frappé dans au moins dix doubles jeux dans chacune de ses 17 saisons dans les majeures.

Par contre vous pouvez être assuré que cela ne l’empêchera pas d’être élu au Temple de la renommée.

Le très redoutable Willie Stargell

L’ancien de Pirates de Pittsburgh, Willie Stargell, est le seul frappeur de la ligue Nationale à avoir claqué 30 circuits en deux occasions avant la pause du match des étoiles.

En 1971, Willie a réussi son 30e circuit le 10 juillet alors que le match des étoiles a été présenté le 13 juillet tandis qu’en 1973, il avait obtenu son 30e circuit le 22 juillet, soit deux jours avant la classique de mi-saison.

Stargell n’utilisait pas un beigne de plomb lorsqu’il prenait des élans dans le cercle d’attente, mais plutôt, il se servait d’une masse à manche court !

Adrian Beltre et les triples

Adrian Beltre n’a jamais eu la réputation d’être très rapide. D’ailleurs, depuis 2011, il n’a jamais volé plus d’un but par saison et il n’a réussi que 37 triples. Beltre est de plus le seul frappeur de l’histoire de la ligue Nationale à avoir cogné 200 coups sûrs au cours d’une saison, sans un seul coup de trois buts, soit en 2004.

Durant cette saison-là, il avait claqué 48 circuits tout comme Mike Schmidt, des Phillies, lui aussi un joueur de 3e but. Beltre a aussi réussi un carrousel le 1er septembre 2008 et le même jour, Stephen Drew en faisait de même avec les Diamondbacks.