/misc
Navigation

On peut-tu arrêter de capoter sur toute!

On peut-tu arrêter de capoter sur toute!
Dario Ayala / Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

«On peut-tu arrêter de capoter sur toute!» s’exprimait récemment une personne dans mon fil d’actualité Facebook.

Son commentaire faisait suite à une publication qui parlait d’appropriation culturelle et du spectacle SLAV de Robert Lepage et Betti Boniffassi.

Et bin, vous savez quoi? Moi, je suis plutôt heureuse qu’on capote sur toute ces jours-ci. C’est bon signe!

Continuons donc de capoter ensemble...

Capotons ensemble sur le manque de représentativité des différentes communautés culturelles au sein des instances démocratiques, des festivals de musique, des films, des pièces de théâtre, des conseils d’administration, etc.

Capotons ensemble parce que #Metoo.

Capotons ensemble parce qu’il y a encore des mononcles et des matantes qui pensent que c’est de TA faute et non celle de ton agresseur si tu te fais violer (parce que tsé, tu portais une mini-jupe et tu marchais seule à trois heures du matin...).

Capotons ensemble parce que l’insulte «fif» dans les cours d’école, bin ça existe encore! Ça, c’est vraiment décourageant. Comme dirait ma mère: «j’te dis que ça avance pas vite!»

Capotons ensemble sur tout ce que nous impose notre genre sexuel attribué à la naissance qui est parfois lourd à porter.

Capotons ensemble parce qu’on nous empêche de «capoter ensemble dans la rue» #manif_en_cours.

Capotons ensemble parce que la grossophobie, l’homophobie, le sexisme et le racisme sont toujours d’actualité.

Capotons ensemble parce que plusieurs traitent les itinérants de «maudits BS» et de profiteurs. Pourrions-nous profiter de la saison des déménagements pour retrouver notre banc de quêteux?

Capotons ensemble parce qu’on ne peut pas faire autrement pour changer cette société qui tente d’évoluer d’un côté et qui régresse de l’autre.

Capotons ensemble parce que nous sommes des êtres responsables, réfléchis et évolutifs.
 
La saison des festivals commence et avant de bêtement suivre la mode et se pavaner avec une coiffe à plumes sur les plaines pour le FEQ ou au parc Jean-Drapeau pour Osheaga, nous devrions nous poser des questions sur ce qu’on a fait subir aux peuples autochtones, nous les blancs d’Amérique. #séparation_parents_enfants #pensionnats
 
Je sais que M. Lepage s’intéresse à la question autochtone et je suis certaine que si jamais il se lance dans une production abordant ce sujet, les apprentissages qu’il aura réalisés grâce aux critiques sur le spectacle SLAV lui seront bénéfiques.
 
Quand un peuple ou un sexe est opprimé par une classe dominante pendant des siècles, la moindre chose à faire aujourd’hui est de l’écouter, de l’entendre, de rester humble et de changer.

N'arrêtons surtout pas de capoter.