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La Crimée pas un sujet de discussion pour le sommet Trump-Poutine

La Crimée pas un sujet de discussion pour le sommet Trump-Poutine
AFP

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MOSCOU | La Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014, ne constitue pas un sujet de discussion pour le sommet prévu le 16 juillet entre Vladimir Poutine et Donald Trump, a averti lundi Kremlin, estimant qu’il s’agissait d’une «partie inaliénable de la Russie».

«Le président russe l’a déclaré plusieurs fois et il l’a expliqué à ses interlocuteurs: la question de la Crimée ne peut pas et ne sera jamais à l’ordre du jour, car la Crimée est une partie inaliénable de la Russie», a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

«Toutes les autres questions peuvent être discutées pour chercher de possibles points de convergence», a-t-il ajouté.

Samedi, le président américain Donald Trump, qui doit rencontrer le 16 juillet Vladimir Poutine, a laissé planer le doute sur la position des États-Unis sur la Crimée, n’excluant pas clairement de reconnaître l’annexion de cette dernière par la Russie.

«Nous verrons», a répondu samedi Donald Trump, ajoutant que «c’est le président (Barack) Obama qui a laissé cela arriver.»

Le rattachement en mars 2014 de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou, à l’issue d’un référendum jugé illégal par Kiev et les Occidentaux, avait été dénoncé par les États-Unis de Barack Obama, qui avait adopté plusieurs trains de sanctions contre la Russie.

Donald Trump et Vladimir Poutine doivent se retrouver le 16 juillet à Helsinki pour leur premier sommet bilatéral. Ils ne se sont vus jusque là qu’en marge de réunions internationales.

«Bien entendu, il y a de nombreuses questions entre Moscou et Washington où leurs positions diffèrent diamétralement», a rappelé M. Peskov, assurant que la tenue de ce sommet montrait que la «volonté politique» des deux dirigeants avait permis de «surmonter» ces différences.

Vladimir Poutine «a toujours souligné que la Russie et lui-même étaient ouverts au dialogue et à la recherche de compromis», a-t-il affirmé.

La liste des points de désaccord entre Moscou et Washington n’a fait que s’allonger ces dernières années, avec le soutien de Moscou au régime syrien, l’annexion de la Crimée puis l’insurrection prorusse dans l’est de l’Ukraine, les accusations d’ingérence russe dans la présidentielle Américaine ou encore l’empoisonnement en Grande-Bretagne de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, à l’origine d’une vague historique d’expulsions de diplomates, y compris américains.