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Le sentiment du devoir accompli pour le délégué général du Québec à New York

Le délégué général du Québec à New York en entrevue avec notre Bureau parlementaire

Jean-Claude Lauzon
Photo Marc-André Gagnon Le délégué général du Québec à New York, Jean-Claude Lauzon (à l’avant-plan). À gauche, le premier ministre Philippe Couillard.

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NEW YORK | Près de quatre ans après avoir été nommé par le gouvernement Couillard, le délégué général du Québec à New York, Jean-Claude Lauzon, se garde pour l’instant de dire s’il souhaite rester en poste, advenant un changement au pouvoir le 1er octobre prochain.

« Je ne réponds pas à votre question, parce que je ne veux pas y répondre », a lancé avec le sourire l’homme de 69 ans, lorsqu’interrogé sur cette éventualité, au cours d’une entrevue à son bureau du Rockefeller Plaza, en marge de la visite du premier ministre Philippe Couillard dans la grosse pomme.

On devine toutefois que la réflexion est déjà bien entamée. Arrivé en poste en décembre 2014, M. Lauzon semble avoir le sentiment du devoir accompli.

Il se félicite entre autres d’avoir participé avec la délégation à la création d’un centre de croissance qui a aidé à ce jour plus d’une quarantaine d’entreprises qui désiraient faire des affaires aux États-Unis. Plusieurs ont vu leur chiffre d’affaires augmenter de façon importante par la suite.

« Les bases d’une bonne mission sont établies. Alors combien de temps je vais rester, je ne le sais pas. J’ai une petite idée, mais ce n’est pas pour publication pour l’instant. Je suis en discussion avec mon épouse là-dessus », a-t-il indiqué.

Passionné du Québec et des États-Unis

Chose certaine, peu importe ce qui se passe le 1er octobre prochain, rien ne pourra éteindre la passion qui l’anime.

« Je suis passionné et j’aime ce que je fais. J’aime le Québec, et je veux qu’on réussisse ici, comme partout dans le monde. J’occupe ce poste-là pour essayer de faire une différence pour le Québec d’abord, pour mes petits enfants, j’en ai six, et aussi pour les Québécois. »

Un an après son entrée en poste, M. Lauzon a vu sa tâche transformée considérablement par l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche. Est-ce que son élection l’a surpris ? « Pas du tout », dit sans hésiter M. Lauzon.

« J’avais même préparé et on s’est donné une stratégie pour continuer à la fois d’être près des démocrates, ce qui est un naturel pour le Québec, mais d’être très près des républicains également. »

Jacques Daoust : « un grand ami »

La nomination de M. Lauzon, un psychologue industriel de formation qui a travaillé aux quatre coins de la planète pour de grandes firmes internationales, dont Korn/Ferry et Ernst & Young, avait été critiquée par le PQ en 2014, notamment en raison de son lien d’amitié avec Jacques Daoust, qui est décédé depuis.

« Jacques ç’a été un grand ami, a confié M. Lauzon, qui a connu l’ex-ministre de l’Économie il y a 40 ans, bien avant la politique. J’ai perdu un ami quand il est décédé au mois d’août l’an dernier. J’étais en Europe à ce moment-là, et j’ai eu beaucoup de peine. »

Délégation du Québec à New York

► Fondée en 1940, il s’agit de la plus vieille représentation de la province au monde

► Territoires couverts : Delaware, District de Columbia, Kentucky, Maryland, New Jersey, New York, Pennsylvanie, Virginie et Virginie occidentale.

  • Échanges bilatéraux Québec – États-Unis : 66 G$
  • Le Québec est le 10e partenaire commercial des États-Unis
  • Plus de 250 000 Américains travaillent pour des compagnies québécoises installées aux États-Unis
  • Plus de 12 000 compagnies du Québec font des affaires aux États-Unis

2008 – 2009

► Robert Keating

2009 – 2012

► John Parisella

2012 – 2013

► André Boisclair

2013 – 2014

► Dominique Poirier

2014 –

► Jean-Claude Lauzon