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Des trancheurs de filets de poisson passent à l’ère moderne

Laura Boivin (à gauche) est accompagnée de Michelle Tessier, directrice du contrôle de la qualité chez Fumoir Grizzly. Les filets sont tranchés de manière automatique.
Photo Le Journal De Québec, Jean-François Desgagnés  Laura Boivin (à gauche) est accompagnée de Michelle Tessier, directrice du contrôle de la qualité chez Fumoir Grizzly. Les filets sont tranchés de manière automatique.

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Michelle Tessier 
Directrice | Agroalimentaire (en transformation)
Années d’expérience : 19 ans chez Fumoir Grizzly

QUÉBEC | Avant d’être automatisé, le tranchage des filets de poisson était effectué à la main chez Fumoir Grizzly. L’arrivée de la nouvelle chaîne de production à l’époque a entraîné des mises à pied qui seraient évitées si c’était à refaire.

Comptant parmi les cinq plus grands fumoirs de poisson au Canada, Fumoir Grizzly de Saint-Augustin-de-Desmaures est en mesure de produire jusqu’à 1800 kg de produits finis par quart de travail.

Depuis 2008, l’entreprise a acheté plusieurs équipements pour moderniser ses opérations avec comme résultat que le nombre de trancheurs manuels est passé de 10 à 3 personnes. En revanche, de nouvelles catégories d’emploi ont fait leur apparition, comme l’électromécanicien.

Selon la présidente de la compagnie, Laura Boivin, l’automatisation a permis de faire des gains appréciables de productivité.

L’épaisseur des tranches est déterminée par un ordinateur qui s’ajuste aux paramètres de chaque espèce de poisson.

« On veut optimiser le nombre de tranches par filet, car la matière première est vraiment très chère. L’ordinateur va décider de l’angle et de l’ajustement automatique du trancheur », résume Mme Boivin.

« Si on veut être plus efficace, on n’a pas d’autre choix que d’aller vers la roboti­sation », ajoute-t-elle.

Les réactions

Quand les premières machines sont rentrées dans l’usine, les employés ont ressenti de l’incertitude.

« L’environnement a été modifié, car les chaînes de production prenaient beaucoup de place. Pour les employés, c’était un peu épeurant », a témoigné Michelle Tessier, directrice du contrôle de la qualité, qui a participé activement à l’introduction des nouveaux équipements.

Si c’était à refaire, Mme Boivin ferait en sorte de garder tout son monde. Il faut dire que la pénurie de main-d’œuvre n’avait pas encore frappé à nos portes.

« Aujourd’hui, on les réassignerait à d’autres fonctions, car on manque de monde. »

L’automatisation des procédés a été l’étincelle qui a permis à l’entreprise de voir grand. Avec 85 employés en haute saison, Fumoir Grizzly réalise un chiffre d’affaires de 14 M$ annuellement et les perspectives pour le marché américain s’annoncent favorables.