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Double genre

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Comme Caroline B. et C. Chouinard, Louis C. s’étonne de trouver un article féminin et un adjectif féminin liés au mot masculin mannequin (une mannequin professionnelle). Cette forme est correcte. D’abord nom masculin, mannequin, désignant la femme ou l’homme qui présente des collections de vêtements, est devenu épicène. L’adjectif épicène qualifie un substantif ayant un double genre grammatical. Comme le terme chef qui se marie à « une » ou « la » ou à tout adjectif féminin, sans varier en genre. Exemple : Philomène est une grande chef. Les noms épicènes sont légion (pas de s ici !) : un enfant, une enfant ; un élève, une élève ; un acrobate, une acrobate ; un juge, une juge ; un adulte, une adulte ; un architecte, une architecte. Et un (une) journaliste ; un (une) fonctionnaire ; un (une) archéologue ; un (une) pianiste, un (une) pédiatre... Les formes « une (ou la) mannequin » et « une (ou la) chef », employées au Québec, sont moins utilisées ailleurs dans la francophonie où l’on accepte le substantif cheffe, ou, dans un langage plutôt familier ou péjoratif, le mot cheffesse.