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Louis-José Houde achète une maison de 2,5 M$ moisie

L’humoriste dit avoir découvert plusieurs vices cachés dans sa dernière résidence

<b>Louis-José Houde</b></br>
<i>Humoriste</i>
Photo Chantal Poirier Louis-José Houde
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L’humoriste Louis-José Houde a déposé une poursuite de plus de 200 000 $ contre l’ancien propriétaire de sa luxueuse résidence d’Outremont, achetée en 2016, pour des vices cachés.

Tuyaux sanitaires vétustes laissant l’eau s’écouler sous le plancher, moisissures dans les combles du toit, planchers du sous-sol gondolés, la maison de rêve est rapidement devenue « un risque pour la santé des occupants », selon la poursuite dont Le Journal a obtenu copie.

Pas clé en main

« Lorsqu’il a acheté la propriété au coût de 2,5 M$, le demandeur ne s’attendait absolument pas à devoir débourser la somme de 187 418,08 $ afin de mettre en état le bâtiment », fait valoir l’avocat de Louis-José Houde.

La déclaration du vendeur, Ronan Combot, indiquait pourtant que des rénovations complètes de la plomberie et de la toiture avaient été faites en 2011 et 2012, soutient le procureur de l’humoriste de 40 ans.

« L’inspection préachat n’a pas permis de constater ou de recenser de signes/indices permettant à l’acheteur de croire en la présence/l’existence des problématiques [...] », peut-on lire dans la requête déposée la semaine dernière à Montréal.

Les problèmes ont été découverts au printemps 2017, un an après l’achat, alors que la forte présence d’humidité au sous-sol a permis de mettre au jour un drain principal central défectueux. Les expertises se sont poursuivies jusqu’en février dernier, permettant de trouver des canalisations d’évacuation sanitaires vétustes et mal raccordées.

« Pour remplacer les tuyaux, de nombreux planchers du sous-sol devront être détruits, notamment le cellier, le bar, la pièce de cinéma maison [et] la salle de musique [...] », détaille la requête.

« Non seulement de l’eau endommage les surfaces de planchers, mais cette eau qui provient des tuyaux sanitaires est de l’eau contaminée par les microorganismes, ce qui cause une situation d’insalubrité pour les occupants de la maison », ajoute-t-on.

De plus, de la moisissure a été recensée dans les combles de la demeure construite en 1913. Une décontamination est nécessaire selon les analyses déposées.

En plus des risques pour la santé liés à la présence de spores dans l’air, « l’expert [mandaté par Louis-José Houde] mentionne également que la situation pourrait s’aggraver au point de compromettre la rigidité structurale du bâtiment », indique-t-on.

En plus du montant des rénovations, Louis-José Houde réclame 3000 $ en dommages-intérêts et un peu plus de 11 500 $ pour les expertises.

Il n’a pas été possible de parler aux parties impliquées, hier.

– Avec la collaboration de Michaël Nguyen