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La fascinante histoire du pot Jean Guy et autres nouvelles

L'histoire du pot Jean Guy, un musée du cannabis, des facteurs inquiets et des tampons au cannabis... les nouvelles ne manquent pas cette semaine.
AFP L'histoire du pot Jean Guy, un musée du cannabis, des facteurs inquiets et des tampons au cannabis... les nouvelles ne manquent pas cette semaine.

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Chaque semaine, en plus de mes chroniques, je vais vous proposer sur mon blogue un petit florilège des actualités cannabiques des derniers jours.


L’histoire du Jean Guy
Tous les amateurs de cannabis au Québec connaissent le Jean-Guy, une variété de cannabis qui est sans doute la plus populaire chez nous.

Simon Coutu de Vice Québec nous raconte l’histoire de ce produit québécois qui a conquis les amateurs jusque dans l’Ouest du pays et aux États-Unis.

Son histoire est intimement liée à celle du milieu activiste du cannabis au Québec. Si vous n’avez qu’un texte à lire sur le cannabis aujourd’hui, c’est celui-là. C’est super intéressant et très bien écrit.

L'ancien PDG de David's Tea dans le pot

Sylvain Toutant, l'ancien PDG de David's Tea, devient administrateur de l'entreprise True Leaf qui attend sa licence de producteurs de cannabis. L'entreprise commercialise aussi des produits au chanvre pour animaux. M. Toutant avait quitté la compagnie de thé en 2016.

Du pot pour soigner les animaux
La semaine dernière, j’ai publié un article sur l’industrie du cannabis qui veut développer le marché pour animaux de compagnie avec différents produits comme des biscuits, de l’huile de cannabis comme supplément alimentaire ou la crème hydratante pour le museau, notamment.

Un vétérinaire me disaient aussi qu’il voulait pouvoir soigner des animaux avec du cannabis. Après tout, les vétérinaires sont déjà autorisés à soigner les animaux avec du fentanyl. On ne sait pas encore si et quand cela sera autorisé.

Et pourtant, un refuge de Lanaudière soigne depuis quelques mois des animaux avec de l’huile de cannabis nous apprenait Radio-Canada. Les résultats semblent plutôt positif d'ailleurs.

À la suite de la publication de mon texte, des lecteurs m'ont écrit être scandalisés d'apprendre que certains «droguaient» des animaux.

Je rappelle que le CBD n'a procure pas d'effets psychoactif comme le THC. Quant aux animaux qui sont traités avec du THC, il s'agit de cas plus sérieux comme les soins de fin de vie. Personne ne se scandalise qu'on donne du fentanyl à un chien.

Si le pot peut aider à traiter des problèmes de santé des animaux, ça vaut la peine de le savoir, non?

 

Un enfant hospitalisé après avoir mangé des bonbons au pot

Un enfant a été hospitalisé après avoir mangé des jujubes au cannabis, la semaine dernière, à Woolwich, à l’ouest de Toronto.

Cela montre l’importance de légaliser les produits comestibles afin qu’ils soient mieux réglementé. Ce genre d’histoire risque de se reproduire, mais au moins avec des emballages plus sécuritaires, certains cas pourront être évités.

Ottawa se donne un délai d’un an après après légalisation, donc 17 octobre 2019,  pour se doter d’un règlement.

« Le règlement sur les produits comestibles visera à donner aux adultes l’accès à des produits de cannabis de qualité contrôlée et dont la concentration est connue, tout en établissant des contrôles qui rendront le cannabis moins attrayant pour les jeunes et qui réduiront le risque d’ingestion accidentelle et de surconsommation», m’expliquait la porte-parole de Santé Canada Tammy Jarbeau.

Le projet du musée du cannabis à Weedon avance

La compagnie de Vancouver MYM Neutraceutical a annoncé qu’elle avait signé une entente avec la Société historique de Sherbrooke pour créer le concept du futur musée du cannabis prévu à Weedon, en Estrie.

MYM n’a pas encore sa licence de Santé Canada pour produire du pot à Weedon. Je ne sais pas s’ils vont l’obtenir, car ils ont déjà commis plusieurs faux pas comme de fabriquer illégalement des bonbons au CBD.

S’ils n’obtiennent pas leur licence, je ne sais pas si tous leurs projets (serres, restaurants, hotel, musée, clinique, centre de recherche) se réaliseront.

Entre-temps, ils multiplient les partenariats. En plus de celui avec la Société d'histoire, ils ont aussi conclu une entente avec le cégep de Sherbrooke pour développer une formation sur la production de cannabis. À suivre...
 

L’industrie du cannabis veut séduire les femmes
Souvent considérée comme un « boys’ club », l’industrie du cannabis tente maintenant d’attirer les femmes en commercialisant des produits pour elles et en jouant la carte santé.

Lubrifiant, huile à massage, tampons au cannabis, on trouve toute une gamme de produits. Plusieurs entreprises s'intéressent au créneau du soulagement des crampes menstruelles. Voici mon texte du week-end sur le sujet.

Les tampons de cannabis sont des suppositoires vaginaux qui soulagent les crampes menstruelles.
Photo courtoisie
Les tampons de cannabis sont des suppositoires vaginaux qui soulagent les crampes menstruelles.

 

Un facteur inquiet

Un facteur craint d'être agressés par des consommateurs de pot. L'homme cité dans l'article explique que certains secteurs seront plus risqués pour la livraison de cannabis parce que les consommateurs de cannabis sont «des clients potentiels à nous agresser».

Ça transpire les préjugés. Et surtout, il faudrait dire à ce facteur que Poste Canada livre déjà du cannabis thérapeutique et que ça se passe bien. Vous en pensez quoi? Crainte légitime?

Le Cannabis Fest se déroule à Montréal aujourd'hui. Il y aura des conférences sur l'industrie. Voici les infos, si ça vous intéresse.

Si vous avez des nouvelles à partager, n'hésitez pas à m'écrire annabelle.blais@quebecormedia.com