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FEQ: une brigade contre le harcèlement sexuel «peu visible»

Alors que le FEQ avait laissé entendre que les membres de la brigade s'afficheraient en portant un bandeau jaune sur la tête, les quelques agents croisés mercredi le portaient autrement.
Photo Simon Clark Alors que le FEQ avait laissé entendre que les membres de la brigade s'afficheraient en portant un bandeau jaune sur la tête, les quelques agents croisés mercredi le portaient autrement.

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Le Festival d’été concède que sa brigade de 60 agents formés pour intervenir en cas d’agression ou de harcèlement n’est pas assez visible. Des améliorations sont à prévoir, estime le FEQ, mais il n'est pas question d’abandonner le projet. Une intervention a eu lieu chaque jour depuis le début du festival.

Il a fallu plus d’une heure à deux représentants du Journal pour cibler les membres de la brigade, mercredi soir, lors du spectacle des Chainsmokers sur les Plaines. Dans la foulée du mouvement #MeToo, le Festival d’été a déployé cette année une soixantaine d’agents sur l’ensemble de ses sites pour intervenir auprès de festivaliers vulnérables.

À l'annonce du projet, il y a quelques semaines, le FEQ avait laissé entendre que les membres de la brigade s'afficheraient en portant un bandeau jaune sur la tête. Or, les quelques agents croisés mercredi le portaient plutôt à la taille.

La directrice des communications du Festival d’été, Samantha McKinley, avoue que les agents ne sont peut-être pas assez nombreux.

«On pensait qu’à 60, on avait une [équipe] importante. Mais on se rend vite compte qu’avec des dizaines de milliers de festivaliers, on est peu visibles, c’est vrai», a-t-elle commenté.

Concernant le bandeau jaune, elle admet qu’il est effectivement discret. «On pensait qu’on allait plus le sentir, plus le voir, et ce n’est pas le cas.»

Une intervention par jour

Néanmoins, Mme McKinley est d'avis que la seule annonce de la formation de la brigade a eu son effet. «Je pense que le fait qu’on en ait beaucoup parlé a eu un effet dissuasif.»

Sans dévoiler la nature des actes, Samantha McKinley avance qu’il y a eu une intervention par jour depuis le début du festival. «Ça nous confirme que la brigade a sa raison d’être», souligne-t-elle.

«Il va falloir s’ajuster pour l’année deux. C’est un work in progress, on essaie de l’améliorer. On constate ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et on va ajuster le tir. C’est un beau projet, on y croit, et c’est certain qu’on ne le lâchera pas», a-t-elle ajouté.

Une doctorante en travail social accompagne les agents cette semaine et analyse ce qui se passe pour documenter et améliorer le projet.