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Paul Simon, un nouvel album avant les adieux à la scène

Paul Simon
Photo AFP Paul Simon

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Le chanteur-compositeur américain Paul Simon, qui effectue cet été sa tournée d’adieux, a annoncé jeudi la sortie en septembre d’un nouvel album revisitant plusieurs de ses propres titres.

L’ancien membre du duo mythique Simon and Garfunkel avait fait savoir en février dernier, à 76 ans, qu’il ferait ses adieux à la scène le 22 septembre à l’issue d’un concert dans le stade de Forest Hills, dans le Queens, le quartier de son enfance à New York.

La légende du folk rock américain sortira auparavant, le 7 septembre, un quatorzième album solo, «In the Blue Light», dans lequel plusieurs invités se joindront à lui pour revisiter ses chansons.

«C’est plutôt inhabituel pour un artiste d’avoir l’opportunité de retravailler et de repenser des anciennes oeuvres, de modifier, voire de changer complètement certaines parties des titres originaux», écrit Paul Simon dans le livret d’accompagnement de l’album, selon un communiqué annonçant sa sortie.

«J’espère que l’auditeur trouvera une certaine fraîcheur à ces nouvelles versions de vieilles chansons, comme une nouvelle couche de peinture sur les murs d’une vieille maison de famille», ajoute le musicien.

L’album ne revisitera par ses titres les plus célèbres, comme «You Can Call Me Al» ou «Me and Julio Down by the Schoolyard».

Il fera plutôt la part belle à des morceaux moins connus, à l’image de «René and Georgette Magritte With Their Dog After the War», inspiré du maître belge du surréalisme.

Plusieurs artistes se joindront à lui, parmi lesquels le trompettiste de jazz Wynton Marsalis, sur les chansons «How the Heart Approaches What It Yearns» et «Pigs, Sheep and Wolves».

Bryce Dessner, compositeur et guitariste du groupe d’indie-rock The National, a collaboré de son côté avec Paul Simon sur une nouvelle version de «Can’t Run But», qui fait allusion à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.

La chanson apparaissait à l’origine, en 1991, sur «The Rhythm of the Saints», un album teinté de sonorités brésiliennes. Sorti cinq ans plus tôt, «Graceland», sur lequel il avait travaillé aux côtés de musiciens sud-africains, avait donné un second souffle à la carrière solo de l’ancien acolyte d’Art Garfunkel.