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Le temps des foins sur les autoroutes

Le ministère des Transports explique que les appels d’offres pour la tonte des pelouses ont été faits trop tard

Le foin, les mauvaises herbes et les fleurs sauvages poussent allègrement aux abords du boulevard Maloney, à Gatineau, en Outaouais et rien n’a encore été coupé.
Photo Pierre-Jean Séguin Le foin, les mauvaises herbes et les fleurs sauvages poussent allègrement aux abords du boulevard Maloney, à Gatineau, en Outaouais et rien n’a encore été coupé.

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GATINEAU | Québec semble avoir oublié qu’il y aurait un été cette année alors que les contrats pour la tonte de pelouse aux abords des autoroutes n’ont toujours pas été octroyés en Outaouais.

Les autoroutes et les routes entretenues par le ministère des Transports du Québec (MTQ) ont l’air négligées depuis le printemps. Le foin, les mauvaises herbes et les fleurs sauvages poussent allègrement et rien n’a encore été coupé.

La porte-parole du MTQ, Dominique Gosselin, a expliqué hier que les appels de candidatures n’ont été lancés qu’en avril et en mai pour les deux types de contrats de tontes de gazon. Les entreprises qui doivent effectuer le travail n’ont toujours pas été sélectionnées.

« Le ministère reconnaît qu’il y a eu un certain retard dans le processus d’octroi des contrats. On est conscient de cet inconvénient. Par contre, il n’y a pas d’enjeu au niveau de la sécurité de la route », a-t-elle précisé.

Pas de justifications

Le MTQ est incapable toutefois de justifier la raison de ce retard.

« Ce sont des raisons administratives. On va s’assurer de rectifier la situation pour les années à venir », a assuré Mme Gosselin.

Selon le MTQ, les contrats devraient être octroyés dans les prochains jours et les travaux doivent débuter incessamment.

Une liste de bévues

Cette histoire d’appels d’offres en retard, sans raison apparente, s’ajoute à une série de bourdes au MTQ en Outaouais.

Au printemps 2017, en pleine période d’inondations, le ministère des Transports avait été contraint de fermer l’autoroute 50, la plus achalandée de l’Outaouais, car elle était inondée.

Le MTQ avait pourtant été prévenu 48 heures avant l’inondation.

La direction régionale a aussi plusieurs problèmes récurrents avec des entrepreneurs sur les chantiers de construction, ce qui résulte souvent avec des retards dans les échéanciers. Ce fut le cas l’an dernier pour des travaux d’asphaltage de l’autoroute 50.

Le ministre André Fortin avait d’ailleurs demandé une rencontre avec le directeur régional au début de l’année. Il s’était toutefois montré satisfait des explications fournies.

Ce dernier, qui est d’ailleurs député d’une circonscription de l’Outaouais, n’a pas voulu commenter la situation hier, même s’il se trouvait à son bureau de comté.

– Avec Simon-Pier Ouellet